Outre les centaines de fermes villageoises dites «Naatangué» déjà réalisées dans le département de Nioro, à Nguélou dans le département de Guinguinéo et dans plusieurs autres collectivités du pays, le programme national d’insertion et développement (Anida) envisage la réalisation d’un paquet de 400 fermes agricoles sur le territoire national d’ici 2018.
La nouvelle a été annoncée par M. Djibril Diop, le président du conseil de surveillance de l’Agence nationale d’insertion et développement à l’occasion d’un marché local dit «Louma Agricole» ouvert le week-end dernier à Kaolack dans le cadre d’un partenariat avec la chambre de commerce (Cciak) de Kaolack.

Dans son actif, il va enrôler 40.000 bénéficiaires et 4000 ha de périmètre. Il faut aussi ajouter que dans ce programme, dix (10) fermes villageoises «Naatangué» et dix (10) autres fermes familiales seront réalisées dans le cadre respectif des programmes d’appui à la promotion de l’emploi des jeunes et la formation (PAPEJF) et celui d’appui à l’insertion sociale (PAIS).

Une dynamique que l’Etat du Sénégal est sur le point d’appuyer avec ses partenaires dont l’Union Européenne (Ue) en fonction d’un coût d’investissement de 2 milliards de F Cfa. L’objectif est surtout de promouvoir une agriculture moderne, et une horticulture performante capable de générer des emplois et motrice d’une croissance contributive au Développement économique et social du pays. Les marchés agricoles «Loumas» agricoles relativement ouverts un peu partout sur le territoire national pour ce besoin bipartite constituent en effet un moyen sûr d’utiliser les milliards de mètres cubes d’eau souterraines peu exploités dans notre pays et qui peuvent pourtant nous être utiles.

Aussi de montrer la diversité de nos produits locaux, d’éliminer tout ce qui est relatif au pouvoir d’intermédiaire entre producteurs et consommateurs avec la réduction des prix affichés dans ce genre de marché. Par rapport à un aspect davantage technique, ce programme est surtout défini pour moderniser l’agriculture sur le terrain villageois et de démocratiser l’irrigation dans ces mêmes surfaces.

 

Source: Sud Quotidien

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