82 000 producteurs sénégalais reçoivent directement des informations climatiques qui leur sont adressées par SMS, appel vocal en wolof ou e-mail, a souligné hier Issa Ouédraogo, coordonnateur du projet “Services d’information climatiques pour améliorer la résilience et la productivité au Sénégal” (CINSERE en anglais) et financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

Ce projet est exécuté depuis 2016 par le programme Changement climatique, agriculture et sécurité alimentaire (CCAFS), en collaboration avec l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim). Il devrait s’achever fin 2019, rapporte l’Agence de presse sénégélaise (APS).

L’objectif du projet est de renforcer les capacités au niveau national pour la production, la diffusion l’utilisation des informations climatiques, en vue d’accroître la résilience et la productivité des agriculteurs au Sénégal, dans un contexte de changements climatiques.

Son coordonnateur estime à “des millions” les bénéficiaires de l’information climatique au Sénégal, si l’on prend en compte l’auditoire des 106 radios, membres de l’Union des radios communautaires du Sénégal (URAC), qui collaborent avec le projet dans la diffusion de ce type d’information, toujours selon APS. Une étude d’audience est en cours pour évaluer la taille exacte de cette cible, a précisé Idrissa Ouédraogo, selon qui ce projet vise à toucher 7,5 millions de producteurs – agriculteurs, éleveurs et pêcheurs – par l’information climatique. A ce jour, 11 des 16 services prévus pour les paysans sont déjà disponibles, 5 sur 6 chez les pêcheurs.

Quant au secteur de la pêche, sur 5 services à offrir, aucun n’est encore au point pour “des raisons techniques”, a noté le responsable, l’information climatique devant être selon lui “un intrant agricole au même titre que les engrais”.

 

Commodafrica

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