De nos jours, la majorité des agriculteurs africains continue de travailler à la main, en particulier en Afrique subsaharienne où il n’y aurait qu’un peu plus de 200 000 tracteurs – pour 28 millions à l’échelle mondiale. Il existe ainsi un fossé entre les agricultures des pays développés et celles qui n’ont pas bénéficié de l’industrialisation des matériels de production, à quelques exceptions près.

Dans le contexte Sénégalais, la production dans le secteur agricole se répartit de manière suivante : 60 % est assuré par les hommes, 30 % par la force animale et seulement 10 % par les moteurs. Una analyse qui en dit beaucoup sur le niveau de mécanisation de l’agriculture. La traction animale, introduite dans les années 1950 reste l’outil préféré des paysans locaux, malgré les diverses mesures incitatives développées pour faire évoluer les habitudes des acteurs du secteur. De plus un grand nombre des exploitations agricoles sont des structures familiales, dont l’accès à la motorisation est limité.

Cependant Il est généralement admis que la mécanisation et la motorisation ont joué un rôle central dans l’évolution des systèmes agricoles à travers les âges, partout dans le monde. Le phénomène a notamment participé à la révolution agricole des pays développés, comme en Europe. On considère ainsi que le développement de la mécanisation augmente l’engagement des agriculteurs et la productivité de leurs exploitations. Au Sénégal, s’il est évident qu’une telle révolution serait bénéfique, elle demande à être adaptée aux spécificités et aux besoins des différents acteurs locaux.

Si l’agriculture est un levier essentiel pour atténuer les risques liés à la dépendance alimentaire, et que l’exploitation agricole est une solution à la surpopulation des villes du fait de l’exode rural.

Il serait important de faire le point et de trouver une solution concrète pour permettre au secteur de prendre son envol.

kmc-peanut-digger-shaker-inverter-for-fotune-potato-crops-arid-areas-800pA cet effet Divers programmes sont mis en œuvre par les dirigeants du Sénégal pour rendre ce secteur compétitif dans sa productivité et capable de nourrir au mieux et durablement les populations dans un premier lieu. Un programme de Grande offensive pour la mécanisation intégrale de l’agriculture en Afrique est mis en place pour contribuer à la réalisation des objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE) dans les domaines de l’autosuffisance alimentaire, de la création d’emplois durables et par conséquent des revenus des populations dans le monde rural.   Selon M. Moustapha Lo Diatta, « ce projet est piloté au Sénégal par le Mouvement sénégalais pour le développement (MSD) et le Cadre national de concertation des ruraux (CNCR), en partenariat avec ETIC Group, Zoom Million de la Chine, entre autres ».

Mr Li Harchin le représentant de la société chinoise Zoom Million, spécialiste dans la fabrication de machines agricoles a énoncé « nous sommes ici pour introduire des dispositifs capables d’aider les producteurs locaux dans leur manière de travailler pour booster leurs rendements », sachant que la mécanisation agricole est une priorité pour l’État sénégalais, ZoomMilion arrive au Sénégal avec comme objectif de la mécaniser la production agricole.

Il faut noter que de l’indépendance à nos jours, l’agriculture, dû à plusieurs contraintes, n’a jamais pu assurer un rôle de créateur d’emplois, d’autosuffisance alimentaire et de richesses durables.

Pour le Sénégal, le développement d’une agriculture autonome et durable représente l’un des grands défis de demain. Cette révolution passera par la mécanisation progressive des outils et des exploitations locales, afin de permettre l’augmentation de la productivité, et à plus long terme, l’autosuffisance alimentaire du pays.

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