Chute des prix, demande en baisse, le secteur de la noix de cajou fait face à des difficultés sans précédent. Devant le désarroi des producteurs, les solutions peinent à émerger.

La filière de la noix de cajou, deuxième matière première de la Côte d’Ivoire en volume, après le cacao, est confrontée à sa première grande crise. La période d’incertitude a commencé lorsque les prix des contrats ont chuté drastiquement, passant d’une fourchette de 1 900 à 2 000 dollars (1 709 euros) la tonne l’an dernier à 1 200 dollars cette saison. Contrairement au cacao, qui est coté à Londres et à New York, le cajou ne possède pas de place de marché.

Les prix des contrats sont fixés à partir du mois de décembre précédant la campagne dans les deux principaux pays d’exportation, l’Inde et le Vietnam. Et cette année, la demande de noix de cajou y a fortement baissé, alors que les récoltes ont été bonnes dans tous les pays producteurs, en Asie et en Afrique. Il y a donc peu de chances que la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial depuis deux ans, puisse écouler les 750 000 t de noix attendues.

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