L’édition 2018 du forum Avi-Invest a démarré le mardi 2 octobre 2018 dans un espace évènementiel dans la commune de Cocody pour fermer ses portes le jeudi 04 octobre.
À l’ouverture des travaux, les intervenants ont souligné le renforcement de cette filière en raison de son caractère stratégique dans l’économie nationale.
Cette édition du forum sur les investissements en Aviculture avait pour thème « la compétitivité du secteur avicole et émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020 ». Pour Jean-Marie Ackah, président de la CGECI (Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire), le secteur avicole ivoirien est un secteur vital pour l’économie ivoirienne et peut contribuer à l’émergence des leaders d’entreprise. « La filière avicole ivoirienne est une filière stratégique pour l’économie ivoirienne. Elle peut contribuer à l’émergence des champions nationaux. Cette filière est en totale cohérence avec la vision économique de notre pays. C’est un secteur qui a beaucoup d’atouts et qui répond à la politique du genre en Côte d’Ivoire », a insisté Jean-Marie Ackah.
Akpess Bernard, Directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Économie et des Finances, a aussi situé l’importance de l’aviculture dans l’économie en Côte d’Ivoire. « Ce secteur qui représente plus de 250 milliards FCFA en moyenne par an, emploie directement et indirectement plus de 120 000 personnes et contribue fortement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays, avec près de 45000 tonnes de viande, couvrant ainsi 96% de l’offre nationale. En outre, il détient un formidable pouvoir d’entrainement sur le développement d’autres filières agricoles ». Concernant l’appui de l’État, il a énuméré l’institution du Fonds de garantie du secteur avicole qui a favorisé l’installation de 1350 nouveaux fermiers pour une capacité de 20.000 tonnes. À cela s’ajoute la construction de 07 abattoirs industriels pour l’abattage et la conservation de 55 millions de volaille. Malgré ces efforts, Akpess Bernard a noté que de nombreuses difficultés subsistent pour le développement de la filière. Elles sont de deux ordres, à savoir les contraintes bancaires et la professionnalisation de la filière. « Des efforts sont encore nécessaires, notamment pour la mobilisation des investissements privés bancaires qui restent jusque-là très marginaux. J’invite les opérateurs économiques du secteur avicole à œuvrer davantage à la professionnalisation, indispensable à des partenariats crédibles et durables », a-t-il suggéré.
Pour sa part, Sylvain Gotta, président de l’Interprofession avicole ivoirienne (IPRAVI), a sollicité la continuité de l’appui de l’État afin d’atteindre les objectifs de consommation annuelle de la volaille. « L’ivoirien consomme aujourd’hui après tous nos efforts un peu plus de 2kg de viande de volaille et 67 unités d’œufs par an. Ces taux restent faibles comparés à ceux d’un pays comme le Maroc qui affiche 19 kg pour la viande volaille et 150 unités pour l’œuf, comme taux moyens annuels de consommation par habitant dans ce pays. C’est pourquoi, nous avons encore besoin du soutien du Gouvernement, pour nous accompagner sur les futurs chantiers de notre développement ».

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