C’est une association dont les membres partagent la même passion : l’élevage. Le Cercle des Eleveurs Sélectionneurs de Race (CESAR)  est le moyen qui leur permet ainsi de se retrouver, mais surtout de créer des liens « pour maintenir les races à un niveau d’excellence ».

Un objectif majeur pour ceux qui s’arrogent un noble défi : protéger les races afin de permettre au Sénégal d’avoir un cheptel de qualité. Crée depuis 2014, cette association se base d’abord sur la solidarité et  le sens de partage de ses membres pour assurer une meilleure communication sur les races de qualité que chaque éleveur dispose pour  leur bonne préservation. Dès lors, pour le CESAR, il ne faut pas seulement vivre de l’élevage, mais il faut le protéger. Dans leur domaine d’action, la sélection des animaux de qualité est une priorité avec comme préoccupation profonde, assurer une bonne héritabilité des races.

                                                              

Une première étape indispensable et difficile à cause du temps qui complexifie les apparentés. Dans les pays étrangers comme la France, les éleveurs qui sont dans la sélection des races procèdent en trois méthodes qui rassemblent les aptitudes: les aptitudes de production (quantité de lait, quantité et taux de matière protéique pour la transformation du lait en fromage, quantité et le taux de matière grasse) ;les aptitudes fonctionnelles (facilité de vêlage, fertilité, longévité, résistance aux infections de la mamelle,…) ;les aptitudes morphologiques (par exemple conformation de la mamelle pour une bonne adaptation à la traite mécanique,…). En plus des critères  de sélection concernant la qualité de la viande.

                                                                 

 

Au Sénégal, le CESAR compte marcher sur ces traces. Malgré les problèmes de moyens financiers et surtout techniques dont les objectifs de cette association buttent en général, les membres ne sont pas sur le point d’abandonner leur ambition qui est tout simplement d’améliorer la race dans l’élevage sénégalais. Selon le président du CESAR, Mamadou Diouf, plus connu sous le nom de Dieuwrine », ce cercle d’éleveurs « veut montrer le chemin surtout aux jeunes éleveurs sénégalais qui sont  devenus de plus en plus nombreux dans ce domaine avec une meilleure distribution des races de qualité et surtout des séances de formation afin de mieux les accompagner dans l’élevage des pigeons, poulets de chair, des vaches ou encore des moutons… ».

En effet, la meilleure façon de préserver une  race de qualité, c’est de lui assurer une bonne distribution. Cette conviction profonde, le CESAR en fait une doctrine. Et aujourd’hui, malgré l’absence de partenaires étatiques, les membres s’organisent à travers des cotisations mensuelles qui permettent par exemple à la venue de la Foire Internationale pour l’Agriculture et des Ressources Animales (FIARA) de donner aux concernés des stands afin qu’ils puissent exposer leurs animaux. Une approche révélatrice de sens pour cette association qui compte plus de 3500 membres sur Facebook d’autant plus qu’elle donne aux jeunes sénégalais un message important : on peut réussir dans la vie grâce à l’élevage.

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