«  L’élevage est un secteur d’activité encore sous exploité au Sénégal, et qui n’a toujours pas atteint sa vitesse de croisière. Le potentiel dans ce secteur est énorme mais il faudrait redéfinir la conduite de l’élevage et changer certaines habitudes ou pratiques ancrées dans le secteur. »

Notre défi présentement c’est changer notre conduite de l’élevage, et réformer notre écosystème car si aujourd’hui nous voulons répondre à l’élevage intensif, nous sommes obligés d’être agriculteur et éleveur. Nous ne pouvons pas faire de l’élevage intensif sans asseoir une couverture fourragère, et le fourrage est le principal problème des éleveurs car il est rare et par conséquent il devient de plus en plus cher. Pour aspirer à l’intensification de l’élevage il nous faut mettre en place un programme de cultures fourragères qui pourra nous aider à atteindre nos objectifs… je pense que nous devons changer nos habitudes d’élevage, car aujourd’hui l’éleveur doit aussi être un cultivateur, si nous voulons faire de l’élevage un facteur de développement économique… l’aliment du bétail coute cher, cela est un vrai problème pour les éleveurs de Ladoum. Dans les grands pays agricoles en Europe ou en Amérique, l’Etat subventionne une partie des dépenses en aliment pour les éleveurs qui ont de grands troupeaux, et à mon avis il serait temps au Sénégal d’essayer d’adapter ce genre de solutions dans l’élevage de Ladoum afin de promouvoir l’amélioration génétique.

 

Mr Khadim DIOP, Eleveur

Cofondateur Bergerie B2k

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