Au Sénégal, les zones agricoles et rurales abritent plus de trois quart de la population. L’agriculture constitue leur principale source de revenus et d’emplois. Les crises économiques ajoutées à la raréfaction des terres et de l’eau accroissent leurs difficultés à assurer une alimentation saine et suffisante et conduit à un exode rural massif : facteur d’instabilité économique et social.
Pour maintenir une activité agricole rentable en milieu rural en combinant les objectifs indissociables de sécurité et de souveraineté alimentaire, il faudra sensibiliser l’État afin d’œuvrer à une agriculture plus juste sur le plan social avec des modes de production durables et respectueux des ressources naturelles, notamment la terre et l’eau.
Sur ce les ONG et les partenaires au développement doivent mettre œuvre des projets de développement agricoles axés sur l’appui aux agricultures familiales. Ils doivent soutenir des modèles agricoles locaux plus productifs mais également plus économes et donc plus adaptés aux ressources des ménages les plus fragiles.
L’approche se fonde à la fois sur l’amélioration des méthodes de production agricole et d’élevage, la diversification et l’amélioration de la productivité du travail et des sols, l’accès aux semences de qualité, la restructuration de terres dégradées entre autres.
Au sein de chaque projet, le renforcement des capacités des organisations paysannes, des ONG nationales partenaires et des services techniques étatiques est privilégié pour une appropriation des acquis.

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