Un bon plat de « Thiébou Djeune » (riz au poisson) à base de mil souna, c’est bien la réussite au bout des bras des femmes de l’Union des groupements de femmes de la commune de Fatick.

Ces femmes ont en effet été formées à la gastronomique de ce copieux plat très prisé par les Sénégalais. Ceci, à travers des séances de renforcement de capacités sur les techniques et bonnes pratiques de stockage, de transformation et de conservation du mil. Elles ont également acquis des connaissances sur les bonnes pratiques d’hygiène, de stockage et de fabrication en utilisant les procédés et techniques appropriés à la transformation et la conservation du mil.

Ceci, comme nous l’a rappelé la spécialiste en transformation et processus après récolte (Stpar) Mme Aminata Fadoum Ly, « permet aux femmes de pouvoir faire face à la sensibilité et à l’exigence de plus en plus des consommateurs sur la qualité des produits agroalimentaires ». En fait, ceci constitue un phénomène lié à l’élévation du niveau de vie, l’urbanisation et l’émergence, raison pour laquelle il est important de revoir les techniques de transformation en valorisant les produits et en améliorant le revenu, tout en satisfaisant les exigences des consommateurs.

« Cette formation nous a permis de bénéficier d’une plus-value en terme de diversification des produits puisqu’en partant du mil, il nous est possible de préparer d’autres plats comme le riz au poisson par exemple, mais aussi cela nous permet de renforcer nos connaissances en notions d’hygiène, sur les techniques et bonnes pratiques de stockage, de transformation et de conservation du mil. Nous allons démultiplier ces sessions dans nos terroirs respectifs », a soutenu Mme Aissatou Ndiaye, la présidente de l’union communale des femmes.

Mme Ndiaye laisse entendre d’ailleurs qu’aujourd’hui le « Thiébou Djeune » à base de riz fait partie de nos habitudes alimentaires. « Un plat très délicieux à la consommation », souligne-t-elle. Et Mme Ly de lui emboiter le pas en estimant qu’avec ces acquis, les femmes vont constituer une « brigade de transformatrices » prête à intervenir partout où le besoin se fera sentir.

« C’est dans cette optique, selon la spécialiste en transformation et processus après récolte, « que cette activité est programmée pour une mise à jour des femmes sur un module plus pratique et imagé pour la compréhension de tous les bénéficiaires suivant un plan de travail annuel du Psem qui a initié des activités clés pour atteindre certains indicateurs et des actions pérennes pour que les bénéficiaires puissent continuer les activités même après la fin du projet ».

Parmi ces actions pérennes, l’une est la formation des transformatrices suivant des critères en Techniques de transformation et conservation du mil avec le concours de l’Institut de technologie alimentaire (Ita) qui a pour mission principale de contribuer à l’amélioration de la performance du secteur agro-industriel au Sénégal et dans la sous-région, en intervenant dans tout le processus de transformation et de conservation des produits alimentaires par la recherche-développement.

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