l’Etat dans sa politique agricole, et exige la publication de la liste des gros producteurs. Ces agriculteurs faisaient face à la presse, ce matin.

«Nous vous avions convié à venir participer à cette activité de plaidoyer relative à la publication de la liste des gros producteurs, bénéficiaires d’intrants agricoles. Parce que notre étude porte sur la corruption dans la gouvernance des intrants agricoles au Sénégal. Si nous sommes intéressé à la question, c’est parce qu’ils ont constaté qu’a chaque approche de l’hivernage, il y a toujours des problèmes, des brouilles autour de la distribution des intrants », à déclaré Aziz Mbodj.

Et d’ajouter : «Nous demandons la transparence sur cette grande catégorie de producteurs du point de vue de l’importance des quotas qu’ils reçoivent, mais aussi du point de vue de leur nombre. La direction de l’agriculture nous a opposé alors la confidentialité, elles nous a demandé d’écrire au ministre. La pratique est là, et dans les questions de corruption et de gouvernance, la transparence est un point fondamental. On ne peut pas gouverner des ressources publiques avec la confidentialité».

A en croire M. Mbodj, «la politique agricole de l’Etat du Sénégal se fonde sur un système d’accompagnement des producteurs par la pratique des subventions sur les intrants agricoles. Cette option politique très pertinente est cependant vidée de son sens par des pratiques de détournements au profit de certains producteurs. Ainsi, des subventions destinées aux agriculteurs sont aujourd’hui détournées par un groupuscule d’individus qui se présentent comme des «opérateurs semenciers».

Selon lui, les mêmes pratiques sont encore notées dans la distribution des engrais. Ces « gros producteurs » captent aujourd’hui, selon les dernières statistiques fournies par IPAR, environ 55 % des intrants subventionnés. «Et la grande masse des producteurs, l’agriculture familiale, reçoit 45%. Ce qui fait que, au moment de la distribution, les producteurs, les vrais, reçoivent des quotas dérisoires qui ne parviennent pas à couvrir leur besoin », indiquent-ils

Pour le Président du CERAG Babacar Gueye et Cie, l’option est pertinente, mais la pratique de la politique pose problème.

 

PressAfrik

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