l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture -, et l’USAID, l’Agence des Etats Unis pour le développement international, dans le cadre d’un diplôme interuniversitaire international. Elle vise à “renforcer les compétences des acteurs pour comprendre, prévenir, lutter et traiter la résistance aux antibiotiques”
Le Sénégal ’’a pris la dimension de la menace’’ liée à la résistance aux antibiotiques, une problématique mondiale dont les conséquences sanitaires et alimentaires se ressentent sur le bien-être de “millions de ménages’’ à travers le monde, a indiqué, mercredi, à Dakar, le professeur Cheikh Saad Bouh Boye, expert en vaccins et en antimicrobiens.

“Notre pays a pris la dimension” de cette menace “dans ses stratégies de lutte et de prise en charge des résistances aux antimicrobiens”, a-t-il déclaré à des journalistes en marge de l’ouverture officiel d’un séminaire de formation portant sur l’antibiorésistance.

La résistance aux antimicrobiens est “une menace mondiale qui a des implications à la fois pour la sécurité sanitaire, la sécurité alimentaire et le bien-être économique de millions de ménages”, a dit le professeur Boye, coordinateur de la formation prévue pour se poursuivre jusqu’au 30 mars prochain.

Cette session est organisée par la FAO – l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture -, et l’USAID, l’Agence des Etats Unis pour le développement international, dans le cadre d’un diplôme interuniversitaire international.

Elle a pour objectif de “renforcer les compétences des acteurs pour qu’ils soient en mesure de comprendre, prévenir, lutter et traiter la résistance aux antibiotiques”, a indiqué le professeur en médecine.

“Le Sénégal a toujours été à l’avant-garde de la lutte contre les résistances aux antibiotiques”, a-t-il fait valoir, en présence de plusieurs professionnels de la santé, de représentants du ministère de la Santé et de l’Action sociale et de ceux du ministère de l’Elevage et des Productions animales.

Selon lui, la résistance aux antibiotiques “est devenue un risque de santé publique majeur’’ désormais pris en compte par l’agenda des agences internationales en charge de la santé humaine.

La formation, qui regroupe des médecins, vétérinaires et biologistes, “s’inscrit dans le sens de doter les participants de compétences nécessaires” afin de les amener à contribuer à “la lutte globale antimicrobienne”, a pour sa part souligné le représentant de la FAO au Sénégal Cheikh Guèye.

 

APS-RTS

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