Dans les pays du Sahel, il existe une production laitière dans les villages, une forte demande en ville, et pas de jonction entre ces deux réalités. Au Niger par exemple, le lait produit dans les villages n’est que faiblement valorisé et commercialisé alors que la demande urbaine est forte et en augmentation constante. Les laiteries de Niamey s’approvisionnent à 85 % en poudre de lait importée. Au Mali, on estime que « plus de 20 milliards de francs CFA de produits laitiers sont importés dans le pays ». Alors que dans le même temps, la filière lait au Mali est confrontée à plusieurs contraintes.

Ce matin encore nous allons voir un exemple de valorisation du lait avec le cas spécifique de l’entreprise la «Laiterie du Berger » au Sénégal. Et pour cela nous allons à Richard-Toll, c’est au nord du Sénégal. Pour vous situer, un peu d’histoire et de géographie. En wolof, le toponyme signifie « le jardin de Richard » un nom d’un botaniste français, Jean Michel Claude Richard, qui a tenté depuis 1816 d’y acclimater certaines espèces végétales européennes dès 1816. Richard-Toll est une commune du département de Dagana dans la région de Saint-Louis.

Aujourd’hui, la ville est entourée de champs de canne à sucre et de rizières, au milieu d’une région globalement plutôt aride. Dans la région, grâce à l’irrigation, on produit aussi de la patate, du fonio, du maïs, du chou, de la mangue et de la banane. C’est traditionnellement une région d’élevage bovin. Et c’est l’un des points d’appui de l’entreprise la « Laiterie du Berger ».

 

 

 

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