L’un des plus grands dans le continent africain, l’abattoir de Touba est construit en 2005. Ce joyau sis sur la route de Keur Kab était offert à la ville sainte par l’ex président du Sénégal Abdoulaye Wade. Face aux nombreuses difficultés qu’il rencontre le gouvernement actuel y a investit 11 milliards pour son renouvellement en 2013. A l’heure où le Magal de Touba profile à  l’horizon, l’abattoir deviendra sans doute l’un des lieux les plus sollicitées.


Face a l’abattage clandestin et le vol de bétail dans le capital du mouridisme, l’ancien président Abdoulaye Wade a jugé nécessaire de construire une infrastructure pour y remédier. La structure  a officiellement débuté ses activités  le 29 avril 2014 avec un budget de  80 millions en 2015. Les éleveurs et les bouchers avaient bien apprécié cette initiative qui lutte contre le vol  des troupeaux et l’abattage clandestin. Le vol de bétail était une réalité très fréquente dans cette ville mais l’abattoir à réduit de façon considérable ce fléau. En ce moment l’abattoir fait face à une pluralité de difficultés liées au manque d’hygiène  telles le recyclage des eaux usées, l’envahissement des insectes  (mouches) sur les machines, cet envahissement peut engendrer beaucoup de maladies ce qui ne laisse pas indifférents les bouchers. Il s’y ajoute le problème des machines qu’il faudra réparer avant de les mettre en marche à cause des insectes qui ont détruit le mécanisme de beaucoup d’entre elles selon le technicien européen sur place. Aussi les heures d’ouverture et de fermetures inquiètent un peu les bouchers qui demandent même un assouplissement des conditions, des problèmes vis-à-vis  de  la Senelec  à qui l’abattoir doit  beaucoup et qui avait retiré, par ce fait, ses câbles électriques à cause d’un cumul de  plusieurs  factures  (10 millions de FCFA)  même si le ministre de l’élevage lors de sa visite d’avant Magal avait affirmé que les dettes contractées sont épongées par la collectivité locale. Pendant le grand Magal, beaucoup de disciples convergent vers la ville sainte. Pour assurer la demande des populations, la communauté mouride ramène des bêtes de partout dans le monde, allant du chameau jusqu’à la chèvre. L’abattoir est prêt à relever le défi comme lors des précédentes cérémonies. Pour la satisfaction de l’approvisionnement en viande, la structure a été rendue  plus moderne pour se conformer à la hausse du nombre de bêtes qui ne cessent d’accroitre année par année. Cela n’empêchera pas au complexe de répondre aux attentes de la communauté. L’abattoir fonctionne en chaine complète  grâce à  l’aide d’une  équipe qui assure le parcage, l’immolation, le stockage et même de la livraison à domicile même si elle n’est pas recrutée officiellement mais néanmoins s’acquitte des taches quotidiennes en améliorant la formation conforme aux normes d’abattage selon nos sources. Beaucoup d’alternatives sont envisagées et des moyens adéquats sont employés pour relever le défi que l’abattoir de Touba fait face et pour pouvoir réaliser le rêve de toute une communauté, l’idéal pour se surpasser.

Adjia Ndeye Awa Diop Camara

 

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