Le problème d’emballage rime avec les difficultés de commercialisation. Au Sénégal, le secteur agroalimentaire n’échappe pas à cette logique. Des produits moins attrayants et peu présentables meublent les tables des exposants qui sont présents, en général, à la FIARA. Un fait qui est loin du goût des acheteurs mais aussi loin de faire les affaires des producteurs. « L’emballage nous est un réel problème. Moi je vais acheter des bouteilles dans une usine d’emballages plastiques, les 300 bouteilles me coutent environ 21000f, j’achète également des sachets en plastique là bas et c’est très cher », lâche Adama Sylla, une vendeuse de produits locaux et de céréales transformées. Et pourtant tout cet investissement ne lui permet pas d’avoir des produits dont l’emballage répond aux normes sanitaires. Mais elle se satisfait du peu que lui offre sa bourse pour l’emballage de ses marchandises, jugeant le coût dans les usines très cher au Sénégal. Un écueil qui constitue également un frein à l’exportation des produits locaux dans la mesure où l’emballage obéit de nos jours à des normes internationales. « On fait des efforts pour l’emballage de nos produis mais nous ne pouvons pas aller au -dessus de nos moyens », précise Adja Oulimata Mbengue, la présidente de la fédération des produits maraichers de la zone des Ndiayes. Le rôle de l’Etat est ainsi interpelé. La création des unités industrielles spécialisées dans l’emballage serait le meilleur moyen d’accompagner ces producteurs pour relancer le secteur agroalimentaire qui peine à s’emballer.

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