Le mécanisme pilote de distribution électronique des intrants agricoles, le “E-Voucher”, a été lancé officiellement mardi à Kirsi, dans la province du Passoré au Burkina Faso, par le ministre de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo.


C’est l’aboutissement de la réforme du programme de subvention mise en place par le ministère avec l’appui de la Banque mondiale, souligne lefaso.net. Il s’agit de renforcer les capacités des acteurs à gérer la variabilité des productions vivrières au niveau local et national à travers un plus grand stockage et un accès au crédit via le système de warrantage. L’efficacité des prestataires de services publics et privés impliqués dans la mise en œuvre du projet dans les treize régions du pays par le transfert de technologies agricoles et leur vulgarisation devrait être renforcée, souligne notre confrère.

Cet outil devrait aussi permettre au gouvernement de garantir la transparence dans la distribution des intrants subventionnés, de réduire les coûts de transaction, de délivrer à temps les intrants et d’améliorer le recouvrement de la contribution des bénéficiaires.

Le ministre Jacob Ouédraogo a précisé que la distribution des intrants sera assurée par le secteur privé, tandis que l’Etat se focalisera sur ses rôles régaliens de planification des subventions, de contrôle de la qualité des intrants et de gestion des ressources.

Quant au ciblage des bénéficiaires, il est assuré par les Organisations des producteurs agricoles (OPA), les Chambres régionales d’agriculture (CRA) et les acteurs terrain.

Une phase pilote sera conduite durant la campagne sèche 2018/19 dans deux localités, Dourou dans la région du Nord et Didyr au Centre-Ouest.

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