Le chômage des jeunes est une réalité du quotidien des Sénégalais. Considéré comme l’état inactif des personnes diplômées dans divers domaines souhaitant travailler, le phénomène touche la plupart, des personnes âgées entre 15 et 35ans. Ainsi,  pour mettre fin à leur calvaire, beaucoup de jeunes s’adonnent à l’élevage. Notamment celui des poulets de chair. Qui, d’ailleurs a connu une expansion fulgurante ces dernières années au Sénégal constituant une aubaine pour la jeunesse. Qui s’active régulièrement  dans de ce secteur. A ce niveau, il serait préférable de constater que l’aviculture est devenue une clé de voûte pour le chômage des jeunes. Analyse !


Pratiqué depuis des décennies avec le mode traditionnel c’est-à-dire avec les poulets locaux, l’aviculture reste toujours  un secteur où la demande est forte. Elle prend de l’ampleur de jour en jour à cause  de l’alimentation quotidienne, les évènements annuels, les cérémonies religieuses et traditionnelles où le poulet est culinairement apprécié. Mais, aujourd’hui grâce à la modernisation cette filière a connu une  évolution.

 Dans notre pays qu’est le Sénégal, l’élevage de cette volaille est devenu indispensable du fait que nous en consommons quotidiennement. Ce qui nous fait dire que la demande est élevée sur le marché. Une raison suffisante pour  les jeunes chômeurs, responsables de famille de se lancer dans l’élevage  et la commercialisation des poulets de chair. Lequel se fait en effet dans un cycle bien déterminé.

La première étape de l’élevage se passe dans les fermes de ponte. Ici, les œufs sont collectés et mis en couvage jusqu’à l’éclosion des poussins. Lorsque ces derniers naissent, des éleveurs interagissent et vont alors élever ses poussins jusqu’à la maturité en veillant à leur bien-être tout au long de leur croissance.

Avant l’arrivée du lot de poussins, les locaux destinés et tous les matériaux d’élevage sont nettoyés et désinfectés. Les équipements de chauffage assurent une température adéquate en fonction de l’âge des animaux. En réalité, comme tous les animaux, les volailles ont particulièrement besoin de chaleur (30-35°) lorsqu’elles viennent de naître, un éclairage adapté est conseillé. Les sols sont recouverts d’une litière de paille broyée ou de copeaux, maintenue sèche et confortable afin de préserver une atmosphère saine et une bonne hygiène.

                                                      

Apres l’entretien des locaux et l’installation des matériaux d’élevage, l’éleveur entame la phase de démarrage. Vivant à côté de ses volailles, il visite plusieurs fois dans la journée et contrôle en permanence la température, l’humidité, l’alimentation des poussins et la ventilation. Mais plus, les conditions physiques, c’est la relation entre l’éleveur et ses animaux qui détermine leur bien-être. Les poussins doivent être alimentés 3 fois par jour sur des bandes de papier près des abreuvoirs ou pipettes. La phase de démarrage doit durer 7 jours au maximum.

Comme le poulet de chair a été sélectionné pour la production de viande, sa croissance se fait normalement sur une durée de 14 jours. Et pour un bon rythme de croissance, sa consommation alimentaire doit être stimulée. En outre, l’éleveur doit veiller sur l’état de santé des poulets. Par conséquent, à cause de l’engraissement excessivement rapide, les poulets souffrent souvent à des problèmes de santé. Et les sujets malades doivent être écartés du lot. Avant que la maladie se propage. Mais le manque à gagner est énorme pour les éleveurs.

Par la suite, la finition de l’opération se fera alors sur une phase d’engraissement favorisant le développement des organes destinés à la consommation, notamment les fibres musculaires. C’est pourquoi une bonne qualité d’aliment doit être accessible à tous les poulets en vue d’éteindre un poids d’abatage au bout de 21 jours. Concrètement, il est probablement possible de mettre sur le marché des poulets de chair qui pèsent entre 1,8 et 2 kg. En définitive la durée d’un cycle d’élevage des poulets de chair est de 42 jours.

 Et alors, la commercialisation varie d’un éleveur à un autre. Certains le font de façon ramassée avec un prix négociable selon la demande. Par contre d’autres préfèrent vendre leurs produits après pesage. C’est la méthode la plus fréquente. Sur ce, on peut déduire que l’élevage des poulets de chair a une grande productivité. Au finish, l’aviculture doit être le pampre des jeunes à la recherche d’emplois.

 

Doudou Diop

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