La noix de cajou ou anacarde est le fruit de l’anacardier du nom scientifique Anacardium occidentale, arbre originale du Nordeste brésilien. Son amande est comestible une fois cuite et constitue le principal produit utilisé de cette plante. La coque de la noix est composée de deux coquilles, l’une à l’extérieur de couleur verte et fine, l’autre interne de couleur brune et dure séparées par une structure à cavités qui contient une résine phénolique caustique constituée de 90% d’acide anacardique et 10% de cardol appelée baume de cajou. Au centre de la noix se trouve une seule amande en forme de demi-lune d’environ trois centimètres de longueur, entourée d’une pellicule blanche. C’est la « noix de cajou ». Elle peut être consommée telle quelle ou servir en cuisine « comme l’arachide ». Toutefois en Europe, elle est principalement commercialisée grillée et salée en tant qu’apéritif au même titre que les cacahuètes. Jusqu’à un passé très récent, la production de l’anacarde n’enchantait point le commun des sénégalais, tout au moins pour la collecte des noix. La pomme faisait l’affaire d’une minorité, des communautés qui en assuraient la  fermentation aux fins de production de vin, d’alcool. Mais cette dernière décennie, c’est comme qui dirait une course effrénée à la collecte de la noix d’acajou. Celle-ci est très prisée par des bailleurs, au premier rang desquels, les indiens majoritairement basés en Gambie.

Avec une production annuelle de 40 mille tonnes de noix de cajou le Sénégal est le 15e producteur mondial. Le pays ambitionne de porter cette production à 100mille tonnes en 2018. Il devra toutefois lever les nombreuses contraintes qui empêchent le développement de la filière. Seulement, une infirme partie de cette production, 1%, est transformée. La plus grande part, soit 95%, étant exportée en devise équivalent à 20milliards de francs CFA.

Le directeur générale de l’ACA s’exprimait à l’occasion d’une rencontre avec les membres du cadre de concertation des acteurs  de la filière anacarde (COFAC) à la chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor. M Birou, de nationalité ivoirienne, a entamé par le Sénégal une tournée qui doit le conduire en Gambie et en guinée Bissau, l’un des plus grands producteurs de noix de cajou en Afrique de l’Ouest. D’après le directeur de l’ACA, 95% de la production d’anacarde africaine est exportée chaque année vers l’inde, le Vietnam et le Brésil ou «  les noix sont transformées en amande par d’autres industrie qui vont se charger de la transformation finale du produit».

Roger Brou a plaidé pour la création  d’une valeur ajoutée en Afrique, en allant vers une politique d’industrialisation de la filière anacarde. Il estime que la création d’une industrie de transformation des noix de cajou permettra de résoudre le problème du chômage des jeunes et d’assurer des revenus plus importants aux pays producteurs. Le directeur de l’ACA a encouragé les autres pays producteurs à s’inspirer de la cote d’ivoire qui a élaboré une stratégie d’industrialisation très avancée devant lui permettre de transformer surplace 50% de sa production estimée à 500000 tonnes par an.

A ce titre, il a invité le Sénégal, considéré comme un pays à fort potentiel, à « travailler sur la production et la politique de transformation à moyen et long termes pour créer de la valeur ajoutée dans la filière d’anacarde.

 

 

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