Le développement de l’horticulture au cours de ces dernières années est une parfaite illustration de la vitalité du secteur agricole au Sénégal. Les produits agroalimentaires s’exportent grâce à Leur qualité qui s’améliore et qui répond de mieux en mieux aux critères et normes internationales. Les ressources sont importantes, les sociétés dynamiques, les infrastructures et la formation se modernisent. Les produits phares plus souvent exportées sont : la tomate, le melon, la mangue, la pastèque, le maïs doux et le haricot vert, le piment, l’asperge, les herbes aromatiques, la patate douce, la papaye, la banane …etc. Au total, près de 70 000 tonnes de fruits et légumes sont exportés chaque année. Ce volume est considéré en deçà du potentiel réel existant au Sénégal.
Pour ne citer que Le coton du Sénégal qui est de plus en plus reconnu comme un produit d’excellente qualité, de nombreux produits agroalimentaires sont principalement exporté vers des horizons comme la Chine, la France, la Thaïlande et le Maroc. L’exportation du coton et de l’arachide, qui occupe une place importante sur ce marché au Sénégal, génère des milliards (de francs CFA) de recettes d’exportations chaque année. Les entreprises de transformation offrent de plus en plus de produits de qualité pour l’exportation. L’offre est diversifiée avec des produits à base de fruits locaux comme l’hibiscus (bissap), gingembre par exemple qui sont cultivés et transformés par des entreprises locales et exportés vers l’étranger.
Une récente enquête réalisée sur une entreprise canadienne dirigée par des ressortissants sénégalais, nous a démontré que l’exportation des produits de notre terroir représente une opportunité inestimable, bien sûr si on respecte les normes d’exportations et de production internationales.
En effet l’entreprise en question exporte un fruit local appelé HIBISCUS, plus connu au Sénégal sous le nom de « Bissap », au Canada ou il sera transformé et vendu sous forme de jus.
« Nous voulons d’abord tester le « bissap » au sein de notre clientèle cible et pourquoi pas si l’opportunité se présente leur faire découvrir d’autre produits transformés de chez nous si toutefois nous avons du succès avec notre première gamme » affirme son directeur général.
Des études réalisées avec des chercheurs de l’université de SHERBROOKE ont permis de pouvoir élaborer des méthodes de conservation pour lutter contre la fermentation du produit. La commercialisation du produit fini a connu une réussite au sein de la province du Québec et ne tarit pas d’éloges !
Le marché de l’exportation des produits agroalimentaires peut connaitre une grande marge de progression, mais faudrait-il valoriser ce marché par une meilleur structuration et une modernisation des exploitations agricoles.

Plus d'articles Connexes