Le programme d’appui à la réduction de l’exode rural dans le bassin arachidier du Sénégal, le projet d’appui à la réduction de l’immigration rurale dans le bassin arachidier (Parerba) veut développer une agriculture familiale durable participant ainsi au développement de l’économie rurale dans les chaines de valeurs agricoles. Grace à ce projet qui vise à freiner l’immigration irrégulière et accroitre les revenus des ménages ruraux, 6000 emplois seront créés dans le bassin arachidier.

A travers la redynamisation de l’agriculture, le projet d’appui à la réduction de l’immigration rurale dans le bassin arachidier (Parerba) compte freiner l’exode rural et accroitre les opportunités économiques des ménages ruraux. A cet effet, le projet va créer 6000 emplois dans le bassin arachidier du Sénégal notamment dans les régions de Thiès, Diourbel, Fatick, Kaolack et Kaffrine. « Ce projet vise la création d’emplois pour les jeunes et notamment les femmes dans un contexte où le bassin arachidier est en train de vivre une véritable hémorragie de main d’œuvre. La population se déplace pour rejoindre les villes et après entreprendre des aventures suicidaires. Nous voulons attaquer les couches profondes de cette immigration rurale par la redynamisation de l’économie rurale du bassin arachidier pour permettre aux acteurs et opérateurs économiques notamment dans les filières agroalimentaires et déployer leur potentiel en termes d’absorption de main d’œuvre pour permettre aux métiers de l’agriculture de devenir des métiers valorisants », a fait savoir Alessio Salvadori, responsable du projet qui s’exprimait hier, jeudi 12 avril, lors de la cérémonie de signature d’un protocole de partenariat entre l’agence Belge développement (Enabel), Parerba et le réseau des journalistes associés aux questions agricoles, à l’élevage et à la pêche.

Selon lui, ce projet vise la création de 6 mille emplois dans les 5 régions du bassin arachidier. «Nous avons ciblé le binôme agriculture et migration parce que parmi les causes profondes de la migration, il y a le fait que dans ces zones, l’agriculture est saisonnière. Donc les jeunes sont obligés en saison sèche de migrer vers les villes pour trouver des revenus. Nous voulons faire en sorte à travers les investissements dans les aménagements hydro-agricoles avec l’appui aux opérateurs économiques des filières agricoles, que l’agriculture devienne une vraie profession qui peut se dérouler tout au long de l’année et offrir un revenu stable à la jeunesse »,soutient-il.

Amath Koné, l’expert entreprenariat du projet d’appui à la réduction de l’exode rural dans le bassin arachidier informe que le Parerba compte toucher 5000 producteurs directs et 1000 porteurs de projets ou micro entreprises directes à travers des dispositifs d’accompagnement à la création d’entreprise comme les accélérateurs. Avec ce dispositif, poursuit-il, 50 PME vont à termes recruter une vingtaine de jeunes avec lesquels ils vont travailler.

Sudonline

Plus d'articles Connexes