» L’avenir de notre agriculture : notre avenir «  est plus qu’un discours incantatoire à connotation creuse. C’est l’expression concrète d’une prise de conscience que la relance agricole doit inscrire dans une stratégie à long terme, anticipant les changements et stimulant les synergies pour restituer à l’agriculture son rôle déterminant et sa participation  active à la croissance économique. Il est donc nécessaire d’agir pour asseoir l’agriculture et la promotion du monde rural sur des bases solides, sûres et pérennes. Le développement agricole est l’un des moteurs de l’économie  nationale, il joue un rôle décisif dans la sécurité alimentaire du pays. A cet égard, il apparaît comme une composante décisive de notre souveraineté.

L’agriculture est, cependant, confrontée à un problème de fond, celui de vulnérabilité devant l’aléa climatique. Cette donnée est désormais structurelle et non plus comme une conjonction malheureuse. Le développement agricole est le nécessaire pilier de développement rural. Il est aussi un secteur clé pour une entée réussite dans la mondialisation, pilier du développement rural. Celle-ci nous oblige à des engagements déterminants dans le domaine de la compétitivité, et du développement de nos marchés, tant externes qu’internes. Le développement agricole, enfin, est, par son extension spatiale et ses interactions avec les diverses ressources naturelles, une plate-forme incontournable pour une bonne gestion de ces ressources dans la perspective d’un développement durable.

Cependant, pour une agriculture moderne, compétitive, productive et prospective, il faut établir de nouveaux rapports entre l‘Etat et ses partenaires. Il faut également adopter une stratégie de traitement  structurel de la sècheresse, optimiser la valorisation des ressources en eau et le potentiel foncier national et promouvoir le statut des femmes rurales. La territorialisation des politiques agricoles pour adapter l’agriculture à la diversité des milieux agricoles dans le cadre de l’aménagement de l’espace rural. Face à la concurrence extérieure, il faut protéger les produits agricoles nationaux contre la concurrence déloyale des importations, la diversification des débouchés autres que l’UE, et faire participer les professionnels aux négociations au volet agricole au niveau de l’OMC et de l’UE et réaliser des compagnes publicitaires au profit des exportations agricoles.

 

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