Face aux transformations politiques, sociaux-économiques et écologiques, et aux enjeux de la transition démographique africaine, la formation et l’insertion des jeunes sont devenues des sujets centraux pour les pays du Sud. Aujourd’hui 63 % des africain-e-s ont moins de 25 ans et les arrivées sur le marché de l’emploi de cette catégorie de la population devraient atteindre 27 millions en 2030 et 32 millions en 2050 et malgré une urbanisation rapide, l’essentiel de population africaine restera rurale jusqu’en 2035. Il est important de rappeler que la formation professionnelle est un droit essentiel que les états doivent garantir. Au Sénégal le développement de la formation agricole et rurale et son adaptation aux aspirations des jeunes et territoires sont indispensables pour offrir un avenir à ces jeunes ruraux et rurales. Aussi la formation agricole et rurale ne pourra se développer et répondre aux besoins évoqués précédemment qu’au sein de dispositifs permanents, ancrés dans leur environnement et pérennes.

C’est dans cette optique que pour soutenir le gouvernement dans ses efforts de promouvoir l’emploi en milieu rural à travers l’agriculture, la Banque islamique de développement (Bid) a dégagé une enveloppe d’environ 47 milliards de FCfa dans le cadre d’un projet. Le lancement a eu lieu hier en présence des ministres de la Jeunesse, de l’Industrie et du Commerce.

Le projet de développement de entrepreneuriat agricole, mis en œuvre par le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), a été officiellement lancé hier par le ministre de la Jeunesse, Mame Mbaye Niang. Financé par la Banque islamique de développement (Bid) à hauteur de 47 milliards de FCfa, ce projet vise à promouvoir l’emploi rural à travers le développement de moyens de production et le renforcement des compétences entrepreneuriales des jeunes des régions de Kaffrine (Boulel), Fatick (Niombato), Louga (Dodj) et Kolda (Fafacourou). Ces zones d’interventions couvrent une superficie de 38.789 kilomètres carrés.

Cette orientation, faut-il le rappeler, est fondée sur la vision qu’aucun pays au Sud du Sahara ne saurait prétendre relever le pari du développement en faisant fi de l’agriculture, de l’engagement et de la disponibilité de la jeunesse. « C’est la raison pour laquelle un des objectifs majeurs assignés au PSE (Plan Sénégal émergent) est de favoriser une croissance inclusive et durable pour assurer l’émergence de notre pays et prendre en charge les aspirations des populations, notamment celles relatives à l’emploi des jeunes », a dit le ministre Mame Mbaye Niang. A l’en croire, la jeunesse constitue une donnée structurante majeure du point de vue de son poids démographique, de sa prégnance et de son dynamisme.

Pour sa part, le directeur du Département agriculture et développement rural à la Bid, Ahmadou Thierno Diallo, a relevé que ce projet, qui est l’un des trois en cours financés par son institution bancaire au Sénégal, est une contribution aux efforts du gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des populations rurales à travers la création d’emplois dans l’agriculture, en offrant à celles-ci un cadre favorable au développement d’entreprises agricoles en mettant en place des infrastructures et des installations requises.

 

 

source : www.lesoleil.sn
Plus d'articles Connexes