Le Sénégal avec, l’appui du Japon, a décidé, à travers le projet SHEP, de rendre plus compétitive la production afin de mieux développer son secteur horticole. Selon le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, il s’agit, dans le cadre de la construction de cette agriculture, “de tout mettre en oeuvre pour, d’une part, générer beaucoup d’emplois, particulièrement, en direction des jeunes et des femmes et d’autre part sécuriser et augmenter les revenus des ruraux, dans une stratégie de stabilité de la production agricole”.


Papa Abdoulaye Seck d’ajouter qu’à l’ère de la turbulence des marchés, il faut s’informer et mettre à la disposition des acteurs des outils adéquats parce que,  “le problème de l’agriculture  est que 30%  se passent dans les champs et 70% en dehors des champs.  Ce qui montre que le productivisme ignorant ne permet pas d’augmenter la production”, dit-il avant d’ajouter que “des acquis ont été enregistrés dans le projet SHEP avec une agriculture qui répond aux exigences du marché et  qui impacte durablement sur notre environnement”.

Poursuivant, le ministre, dira que  l’horticulture est considérée comme un secteur prioritaire dans la recherche d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable “c’est pourquoi le projet SHEP revêt, pour le gouvernement du Sénégal, une importance toute particulière, parce que ce projet devrait permettre de renforcer les capacités opérationnelles des acteurs  pour que ces acteurs puissent produire plus et mieux, condition sine qua non pour une sécurisation et une augmentation des revenus des petits producteurs”.

Pour sa part, le Dr Macoumba Diouf indique que cette approche a été érigée  en modèle  et en outil de coopération pour le Japon avec les pays africains  et  ils ont décidé de l’appliquer dans 10 pays , “nous avons fini une phase pilote qui a duré à peu prés 1 an et a été concluante  et du coup, le Japon a décidé, dans le cadre de la coopération avec la JICA, de financer un projet de 05 ans pour mettre à l’échelle cette approche qui a connu un grand sucées”, a-t-il indiqué.

Ce projet qui en est à sa deuxième année d’exécution est sur la bonne voie si on en croit les explications du Dr Diouf qui indique que les gains sont parfois multipliés par quatre à partir de l’adoption de cette approche SHEP.

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