Le mouton est un ruminant qui a la capacité d’ingérer une nourriture pauvre en particuliers des végétaux riches en fibres. Leur alimentation est catégorisée en deux types : les fourrages et les concentrés. Les fourrages sont tout ce qui est résidu de récoltes des céréales. Il s’agit en général de la fane d’arachide (en wolof « Ngogne »), du foin, des résidus de maïs et de la paille de riz. Ce type d’aliment constitue la base du régime du mouton, mais leur valeur alimentaire est assez faible.
Quant au concentré, il s’agit des aliments fabriqués dans les usines (mélange d’aliments encore appelé en wolof « ripass ».). Ces types d’aliment sont généralement fait à base de céréales telles que le maïs, le mil ou à base d’haricot. Ces derniers permettent d’apporter un complément aux fourrages pour couvrir les besoins alimentaires de l’animal. En général, il est préférable de leur en fournir le soir. Il est également primordial que les moutons aient une source permanente d’eau potable à leur disposition. Cependant, leur besoin en quantité d’eau varie en fonction de la saison, du type et de la qualité d’aliment qu’ils ingèrent. Par exemple lorsqu’ils se nourrissent de concentrés trop mouillé en saison humide, ils ont besoin de moins d’eau; de même lorsqu’ils mangent de grandes quantités de foin ils ont besoin de plus d’eau.
La femelle gestante en phase avancée (à partir de 3 mois) doit suivre un régime alimentaire particulier, car dans son état son rumen n’a pas une grande capacité de contenance. C’est-à-dire que le fœtus en se développant compresse le rumen de la brebis. De ce fait, elle ne peut pas ingérer une grande quantité d’aliment car son rumen devient étroit. La femelle gestante a donc besoin de manger peu mais bien. Il est alors recommandé de lui donner du concentré et de lui injecter 10ml de vitamine en calcium par jour durant 15 jours. Par contre lorsqu’elle allaite il lui faut une grande quantité de fourrage et de concentré.
Pour renforcer les capacités organiques de l’animal, il y a plusieurs types de vitamines qui peuvent lui être administré. Il en existe sous forme de poudre, en injectable ou sous forme de comprimés. Les vitamines sont administrées à l’animal en fonction des manquements ou des faiblesses que l’on veut parfaire. Comme exemple, nous pouvons citer l’AD3 très efficace pour régénérer la peau et les os, le Selenium utilisé pour la croissance notamment pour les nourrissons, le Sorbitol essentiellement composé de vitamine C pour donner de l’énergie à l’animal, etc. En outre, il est important de savoir que ces différentes vitamines ne servent ni à prévenir ni à guérir les maladies. Ils servent juste à augmenter les atouts de l’animal et à booster leur croissance.

Cependant abuser de ses vitamines pourrait être nuisible et causer la maladie d’hypervitaminose car en général un animal très bien nourris et mis dans de bonnes conditions n’as pas forcément besoin de vitamine. Toutefois, il est préférable de leur en administrer au maximum une fois tous les 15 jours sauf si l’on constate que l’animal est faible et que c’est une nécessité ; il est alors conseillé de lui en donner pendant trois jours successifs et d’attendre une semaine pour lui en redonner. Il y a aussi une norme à respecter lorsque l’on administre des vitamines à l’animal car 1ml ou mg de vitamine agit sur 10kg de poids vif. Ce qui fait que la quantité de vitamine à donner varie en fonction du poids de l’animal.
Afin de prévenir les risques de maladies ou d’infections, il faut utiliser les vaccins et les déparasitants, mais aussi veiller à la propreté de l’endroit. Le choix des vaccins peut se faire en fonction des risques de maladies auxquels les animaux sont le plus exposés. Pour lutter contre les parasites, qui sont à l’origine de beaucoup de maladies infectieuses, il existe deux types de déparasitant. Les déparasitants externes que l’on déverse directement sur le corps de l’animal et les déparasitants internes injectables en voie intramusculaire.
En définitive, lors du choix d’aliments toujours s’assurer qu’ils sont faits pour les moutons et ne pas les mélanger avec d’autres produits alimentaires non recommandés car cela peut engendrer des difficultés pour les bêtes à se reproduire. Il est préférable de se rapprocher d’un vétérinaire pour le suivi sanitaire ou tout simplement pour demander conseil.

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