Le lancement de la première édition du Salon de l’Elevage du Burkina Faso (SABEL) est acté par l’organisation d’un colloque dans la matinée de ce mardi 27 novembre 2018 à Ouagadougou. Ce salon qui vise à contribuer à la promotion de l’élevage et à la valorisation des produits animaux et halieutiques à travers la création d’une plateforme de rencontre et d’échanges entre tous les acteurs de ce secteur dit stratégique, se tient du 27 novembre au 1er décembre 2018 à Ouagadougou.

Charles L. Ouédraogo, SG du Ministère des ressources animales et halieutiques

Les thématiques qui seront abordées au cours de ce colloque tournent autour du thème principal du salon : « Place des productions animales et halieutiques dans le développement des bases productives et de compétitivité de l’économie nationale ». Il sera question des défis et des opportunités qu’il existe dans le domaine de l’élevage, de la contribution du secteur de l’élevage dans l’économie, du système financier décentralisé, etc.Sur la communication donné par Charles L. Ouédraogo, Secrétaire général (SG) du Ministère des ressources animales et halieutiques au colloque introductif du SABEL, concernant les défis et opportunités qu’il existe dans le domaine de l’élevage, il a fait remarquer que le Burkina Faso a un cheptel « numériquement important », estimé selon ses dires à environ neuf (9) millions de bovins, 46 millions de volailles et plus de 25 millions de petits ruminants. Et le fait que ce cheptel soit exploité majoritairement dans un système extensif, dit-il, « il y a des potentialités d’amélioration de sa productivité ».

Il a regretté le fait que l’industrie liée à la transformation dans le domaine de l’élevage ne soit pas beaucoup développée au Burkina Faso, mais il garde l’espoir qu’en insistant sur l’industrie, le Burkina Faso aura une plus-value. « Au lieu de vendre des animaux sur pied, on va transformer et se faire des marchés », explique-t-il. En plus de la transformation, le Burkina Faso doit, selon lui, travailler à améliorer les capacités des producteurs dans le domaine de l’élevage.

« Nous savons qu’une grande partie de notre consommation en protéine animale provient du Burkina Faso »

Kobenan Kouassi Ajoumani, Ministre ivoirien des ressources naimales et halieutiques, parrain de la 1re édition du SABEL

Dans le cadre des relations bilatérales, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont engagés dans le domaine de l’élevage à faire en sorte que les rapports soient fluides, a déclaré le Ministre ivoirien des Ressources animales et Halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani, par ailleurs parrain de la 1re édition du SABEL. « Le bétail et la volaille burkinabè sont convoyés en Côte d’Ivoire. Nous savons qu’une grande partie de notre consommation en protéine animale provient du Burkina Faso », a-t-il ajouté.

A l’occasion de ce salon, la Côte d’Ivoire qui y est représentée avec une grande délégation, partagera son expérience dans le domaine de la pisciculture. « Nous allons vous faire voir des poissons en miniature mais vivants dans leur milieu naturel. Vous allez voir comment on va les nourrir, comment on fait la production d’alevin, puisse que dans ce domaine, nous nous sommes engagés avec le Burkina Faso pour faire en sorte que la pisciculture soit une réalité dans ce pays », a confié le Ministre ivoirien, qui indique que le SABEL est une porte ouverte grâce à laquelle d’autres pays vont venir s’enquérir des réalités au niveau de l’élevage au Burkina Faso et en même temps faire des échanges en vue d’améliorer l’existant. « Ce sont des contacts qui sont productifs pour nos débuts », a-t-il dit.

M. Adjoumani a aussi indiqué, qu’avec la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, il y a des efforts qui ont été faits dans le domaine des transports des animaux où il y avait autrefois « beaucoup de barrages ». « Ces barrages, pratiquement, n’existent plus, et tous les faux frais ont été supprimés pour ne pas alourdir le travail de ceux qui viennent nous aider dans le domaine de la commercialisation du bétail », a-t-il confié avant d’ajouter que d’autres efforts seront faits dans le but d’améliorer le domaine de l’élevage dans les deux pays.

Sommanogo Koutou, Ministre burkinabè des ressources animales et halieutiques

Soumanogo Koutou, Ministre burkinabè des ressources animales et halieutiques a exprimé sa satisfaction déjà à l’étape 1 de l’évènement. « Le pari est gagné », a-t-il dit, confiant que dans la politique gouvernementale, l’ambition de son département est de développer le secteur de l’élevage dans tous ses maillons, « depuis la production jusqu’à la consommation en passant par la transformation, la commercialisation et la consommation ». La première édition du SABEL se tient du 27 novembre au 1erdécembre 2017 à Ouagadougou. Cet évènement a pour objectif d’apporter une compréhension nouvelle des enjeux et formuler des réponses adaptées aux défis qui se posent en Afrique en matière d’élevage et d’halieutique. Il est né de la volonté du Ministre des ressources animales et halieutiques, en concertation avec l’ensemble des filières animales et halieutiques en vue de contribuer à la promotion de l’élevage et à la valorisation des produits animaux et halieutiques à travers la création d’une plateforme de rencontres et d’échanges entre tous les acteurs de ce secteur stratégique.

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