Le secteur primaire au niveau de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) se porte bien car la valeur ajoutée brute s’est accrue de 4,8%, en glissement annuel au cours du premier trimestre, en liaison avec le niveau satisfaisant de la production agricole dans la plupart des pays.

La production agricole est en augmentation de 7,5%, au sein de l’Uemoa du fait de la contraction de 4,9% des récoltes au Sénégal, selon les dernières évaluations faite par les Services officiels. D’après la source, l’accroissement de la production vivrière est principalement imputable aux récoltes de tubercules avec 10,7% et de céréales 6,0%. Comparée à la moyenne des cinq précédentes années, la production de la campagne 2016/2017 est en hausse de 20,2%. Concernant la production vivrière, les plus fortes hausses ont été enregistrées au Bénin (+14,9%), au Mali (+9,9%), en Guinée-Bissau (+7,9%) et en Côte d’Ivoire (+7,8%).

La progression a été plus modérée au Burkina (+5,4%), au Niger (+4,2) et au Togo (+3,7%). Selon les dernières évaluations disponibles, les productions de coton-graine, d’arachide et de caoutchouc ont augmenté, alors que celles de cacao, de café et de noix de cajou ont baissé. « La production de coton-graine a progressé de 10,8%, en se situant à 2.369.456 tonnes, portée par la hausse des récoltes en Côte d’Ivoire (+30,6%), au Bénin (30,0%), au Burkina (+20,2%) et au Mali (+5,3%). Ces résultats sont imputables à la pluviométrie satisfaisante enregistrée dans la plupart des zones de production et au maintien des mesures de soutien aux producteurs, notamment la mise à disposition des intrants et l’encadrement technique », précisent les Services officiels dans une étude de l’Union monétaire ouest africaine dans sa publication de Juin. Ainsi les récoltes d’arachide se sont établies à 2.870.111 tonnes, soit une progression de 5,5%, impulsée essentiellement par les productions du Burkina (+35,9%), du Bénin (+14,9%), du Mali (+7,4%) et du Niger (+4,2%).

Quant à la production du Sénégal, principal producteur de l’Union, elle a fléchi de 6,4%. S’agissant de la quantité produite du caoutchouc au cours de la campagne 2016/2017, elle a augmenté de 8,9% par rapport à la campagne précédente, en ressortant à 392.042 tonnes, sous l’effet de l’entrée en exploitation de nouvelles plantations. En revanche, informe la source, les productions de cacao et de café ont enregistré des baisses respectives de 10,5% et 15,8%, du fait essentiellement du repos végétatif. Les récoltes de cacao et de café sont estimées respectivement à 1.644.808 tonnes et 122.611 tonnes pour la campagne 2016/2017, contre 1.837.273 tonnes et 145.587 tonnes lors de la campagne précédente. La production de noix de cajou s’est élevée à 1.217.421 tonnes durant la campagne 2016/2017, en baisse de 3,3%, en raison essentiellement du repli des récoltes de l’ordre de 6,0% en Côte d’Ivoire.

 

Source: Rewmi

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