Une session de formation sur les risques agricoles a débuté lundi à Dakar, à l’intention de 40 agriculteurs sénégalais, une initiative que la Plateforme pour la gestion des risques agricoles (PARM) compte étendre aux régions prochainement. « Nous travaillons avec des conseillers agricoles qui sont en contact permanent avec les agriculteurs sur les risques agricoles. Ils sont au nombre de 40, mais la formation sera répliquée à un niveau plus décentralisé dans l’avenir », a expliqué le coordonnateur de cette plateforme, Amadou Aly Ndiaye, lors de la cérémonie de lancement de cette formation prévue pour une semaine. Cette formation est initiée en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Fonds Internationale de développement agricole (FIDA). Des représentants de la SAED (Société d’aménagement du delta du fleuve Sénégal), de la SODEFITEX (Société de développement et des fibres textiles), et de l’Agence nationale de conseil agricole et rural) participent à cette session.
Les risques agricoles, l’objet de cette formation, font référence à « des événements incertains » à l’origine de pertes financières importantes et d’autres conséquences négatives pour les cultures.
Cette problématique est à lier à un contexte marqué la pluviométrie est « de plus en plus irrégulière’’, la résurgence de maladies animales, la pèches illégale, soit autant de « risques prioritaires » au Sénégal, note le coordonnateur de la Plateforme pour la gestion des risques agricoles.
« D’après une analyse effectuée, les risques liés à la production sont a la fois plus fréquents et plus graves que les risques associés au prix, à la production », a soutenu Amadou Aly Ndiaye.
Il précise que les risques agricoles « les plus fréquents » sont les attaques acridiennes, les risques de marché avec la variation des prix et ceux liés à l’environnement institutionnel. « Le Sénégal est en proie à d’importantes tempêtes et sécheresses tous les dix ans environ, une vaste invasion d’insects a été enregistrée également’ », a-t-il relevé, sans compter que deux maladies animales, la dermatose nodulaire contagieuse et la fièvre aphteuse ont touché le pays au cours de la période 2015-2016.

Il reste toutefois que selon M. Ndiaye, « le monde moderne a généré suffisamment de données et suffisamment d’outils pour faire face aux risques agricoles, que ce soit des risques liés à la production ou au marché ».
De même, la profession des économistes « a développé un certain nombre d’outils pour pouvoir gérer et prévenir efficacement ces risques, l’assurance et la diversification des moyens de subsistance en font partie », a-t-il encore soutenu.
La PARM, née des discussions du G8 et du G20 sur la sécurité alimentaire et la croissance agricole, est « un partenariat multi-donateurs » sur 4 ans, dans le cadre duquel les pays en développement et leurs partenaires de développement s’attacheront à intégrer pleinement la gestion des risques agricoles.
Plus d'articles Connexes