Dans le  dessein de partager un repas le même jour sur toute la planète afin de soutenir les paysans et producteurs d’ici et d’ailleurs et plaider en faveur de la souveraineté alimentaire et du droit d’accès des populations autochtones aux ressources naturelles, le TERCONS (terroir et consommation) a organisé le 29 septembre 2017 à Dakar une exposition des produits locaux. Cet évènement avait pour thème : Femmes entrepreneuriat et consommer local.

La 5eEdition du the meal (« Le repas » en anglais), a été organisée à l’esplanade de la boulangerie jaune au sacré cœur, afin de faire la promotion des produits locaux sénégalais. Cette manifestation a permis de sensibiliser la population sur le consommer local et la place qu’il occupe dans le développement durable.

A cette occasion, plusieurs stands ont été mis en place afin  de réunir un grand nombre d’exposants pour pouvoir partager un repas et faire exposer  des produits locaux faits à base de plantes, de fruits ou de légumes. La nouvelle tendance, « les femmes d’abord », s’est encore vérifiée par la majorité écrasante des femmes sur le taux de participation des exposants : cela signifie que la gente féminine n’est pas reléguée au second plan sur le plan de l’entrepreneuriat.

L’Etat du Sénégal étant conscient que la consommation de nos produits est un vecteur important sur la croissance de l’économie, organise chaque année des séances de formation pour les groupements d’intérêts économique (G.I.E) composés essentiellement de femmes. Ces activités sont souvent un gagne-pain pour ces dernières car les bénéfices réalisés vont  permettre de subvenir aux besoins familiaux comme  payer la scolarisation des enfants et assurer les dépenses quotidiennes

Dans une perspective de porter à la connaissance des consommateurs les bienfaits des produits locaux, plusieurs exposants ont répondu présents à l’appel  afin de faire la promotion de leur large gamme de produits.

 C’est ainsi que madame KA, vice-présidente du comité directeur des femmes en élevage et spécialiste du lait caillée, a fait une brève présentationde ses produits. « Nous avons comme produits le lait caillée, le riz au lait très riche en vitamine, le yaourt  pour la croissance des enfants, et le fromage  qui est  très appétissant pour le déjeuner », explique-t-elle.

Tous ces produits sont réalisés grâce à l’encadrement et à la formation du ministère de l’élevage. Cela est une bonne initiative car l’élevage est un secteur important pour le développement d’un pays. En dehors de la filière laitière, les femmes s’activent dans le domaine de l’embauche bovine, l’aviculture etc. Elle continue ses propos en relatant les problèmes phares liés a leur secteur d’activité « notre principale difficulté se trouve  être l’absence d’emballage et la conservation des produits. »

Madame NDIAYE, représentante du groupement de WaYabi distribution a fait part des produits proposés à sa clientèle : « Nous somme présents à la 5e Edition de the meal afin de renouveler notre fidélité à l’organisateur. A cet effet nous proposons à nos acheteurs des miels de la Casamance, de Kédougou et des miels fait à base  de karité, des vinaigre de pamplemousse, des confitures de mangue, de bissap, de citron, des savons pour une utilisation dermatologique et esthétique, des huiles de baobab et une partie de l’agriculture biologique comme les plantes  aromatiques, les basiliques et des condiments et épices pour les repas.Pour diversifier nos produit on a aussiimporté des produits ailleurs comme  la l’amande et les plantes bio. »

Le consommer local nécessite un travail de longue haleine avec une implication totale de toute la population. C’est dans ce contexte que des acteurs de développement, comme l’initiateur de TERCONS, organisent des campagnes de sensibilisation afin de conscientiser les populations à participer à cet acte citoyen. Mais les taxes, le manque de financement et  la non exportation de leurs produits dissuadent certains groupement de femmes à continuer leur activité.

SEYNABOU DIOP

(Stagiaire)

 

 

 

 

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