L‘agriculture sénégalaise joue un rôle majeur dans ce pays même si elle a connu beaucoup de changements pendant des années. Toutefois, sa croissance reste encore liée aux aléas climatiques, car étant fortement dépendante de la pluviométrie.

Depuis  la mise en place du Plan Sénégal Emergent, les orientations de  l’État sénégalais pour ce secteur sont basées sur l’axe visant la «transformation structurelle de l’économie à travers la consolidation des moteurs actuels de la croissance, le développement  de nouveaux secteurs créateurs de richesses; d’emplois; d’inclusion sociale; de forte capacité d’exportation et d’attraction d’investissement ». D’ailleurs, à travers la SAED,  l’État sénégalais fournissait des services aux agriculteurs comme des  formations techniques, des crédits de campagne et d’équipement, de la fourniture des intrants, des travaux pour la  culture et de la gestion de l’eau… pour participer à la valorisation des filières agricoles locales. Ainsi, l’État ambitionne aujourd’hui  une production en quantité suffisante de semences, la réalisation et la réhabilitation d’aménagements agricoles, ainsi que l’instauration d’un cadre adéquat de gestion  du foncier rural.

Pour une meilleure politique de l’État concernant la valorisation des filières agricoles locales (riz, mais, sésame, manioc…..), il faudra une facilitation à l’accès aux intrants ainsi que l’équipement en matériel agricole des agriculteurs. Autrement dit, il faut à  ce niveau mettre en place un programme d’ajustement structurel des filières  pour donner plus de valeurs aux filières agricoles locales. Par conséquent, il  faut réconcilier les acteurs des filières pour nourrir une vision ambitieuse et globale. A cela, s’ajoutent le développement et l’innovation que doit cultiver l’État pour faire travailler ensemble les acteurs des filières. Le partenariat public-privé, dans le but de faciliter l’accès au crédit pour les producteurs et transformateurs au niveau des coopératives, doit être plus exploité.

En général, les producteurs agricoles sont de petits exploitants qui cultivent la terre sur des régimes fonciers traditionnels. Cependant, le développement des filières agricoles locales doit être diversifié géographiquement en élargissant le bassin d’exploitation dans les régions. Le pays dispose des capacités nécessaires pour passer du statut d’importateur à celui d’exportateur. Cependant il serait bien de souligner mise en place de 100 à 150 fermes agricoles intégrées concernant  les filières locales entre dans le cadre de la  politique de l’État sénégalais.

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