Ce jeudi 29 mars 2018 a eu lieu le lancement du projet  « dund ak Kew gi » (vivre avec l’environnement) dans les locaux du bureau de Québec à Dakar. Ce projet qui mise sur la résilience climatique dans la région de Thiès est financé par le gouvernement canadien à hauteur d’un million de dollar canadien et est piloté par le Groupe de Recherche et d’Appui aux Initiatives Mutualistes (GRAIM).

« Pousser tout un chacun à développer une conscience citoyenne face à la déperdition des ressources naturelles au niveau du plateau de Thiès », tel est l’objectif du projet « vivre avec l’environnement » de l’ONG GRAIM. Pour son président André Demba Wade, les communes de Notto Diobass, Fandène, Sindia, Diass et Chérif Lo, bénéficiaires du projet, font face à une urbanisation croissante. Et dans le but de préserver les activités agricoles dans ces zones-là, son organisation œuvre dans la sensibilisation des populations aux questions environnementales. «Les questions liées à l’environnement sont des compétences transférées et nous savons que rares sont les collectivités locales qui sont outillées pour ces compétences à cause de la faiblesse de leur capacité », a soutenu M. Wade. Par la mise en place de comités inclusifs, ils aident au développement des compétences des collectivités locales  dans la mise en œuvre d’actions environnementales. Afin appuyer le projet dans sa totalité, le gouvernement canadien, par la présence ce son émissaire M. Lemire et les ONG Suco et Réseau environnement, a mis à la disposition de GRAIM un financement d’un million de dollar canadien soit 412.896.535 F CFA mais aussi une assistance professionnelle.

                        

 «Le projet est doublement porteur de sens dans cette zone dans la logique où l’écosystème y est menacé par des actions naturelles mais aussi de l’homme », a plaidé le président de GRAIM. En effet, le plateau de Thiès est touché par certaines techniques agricoles qui nécessitent la coupe des arbres mais aussi par la déperdition végétale, résultante de la sécheresse. L’enjeu principal du projet qui s’étend sur 3 ans est de pousser les populations à développer des compétences et attitudes qui leur permettent de faire face à la vulnérabilité des sols pour des pratiques agricoles durables.

Miguili

Plus d'articles Connexes