Selon le président de la BAD, le Plan Maroc Vert offre un modèle de sécurité alimentaire qui pourrait être exporté vers des pays d’Afrique subsaharienne. 

Les relations entre le Maroc et la Banque africaine de développement se renforcent au fil des ans. En termes de chiffres, plus de 10 milliards de dollars d’investissements ont été effectués par la BAD au Maroc depuis 1970 dans près de 170 initiatives touchant tous les secteurs économiques clés. C’est ce qu’a expliqué Akinwumi Adesina, président de la banque, dans le dernier rapport 2019 élaboré par Oxford Business Group consacré au Maroc.

 

Plan Maroc Vert, un modèle à dupliquer en Afrique

Dans cette perspective, le président de la BAD dresse les expériences capitalisées par le Maroc dans divers domaines et qu’il peut partager avec le continent. Il y revient notamment sur le savoir-faire du Maroc dans le domaine de l’agriculture soulignant que le pays est en mesure de fournir des solutions concrètes aux défis africains. Il précise dans ce sens que le Plan Maroc Vert offre un modèle de sécurité alimentaire qui pourrait être exporté vers des pays d’Afrique subsaharienne. «Basé sur une approche partenariale, ce modèle permet de transformer le secteur agricole en une source stable de croissance, de compétitivité et de développement économique à grande échelle. La duplication de cette approche aura pour effet de permettre à ces pays d’accroître durablement leur productivité agricole et de renforcer leur résilience face aux menaces et aux crises, ainsi que d’améliorer la gestion de leurs ressources naturelles», indique-t-il.

L’Afrique au cœur des priorités stratégiques du Maroc

Pour le président de la BAD, le Maroc a toujours placé le continent au centre de ses priorités stratégiques. «SM le Roi Mohammed VI a donné une impulsion forte à la coopération Sud-Sud à travers ses multiples visites dans la région. Près de 1.000 accords ont été conclus dans différents secteurs depuis 2000. La BAD se félicite de cet ancrage africain, qui s’aligne sur nos priorités fondamentales, notamment en termes d’intégration régionale», souligne Akinwumi Adesina. Et de poursuivre : «Je suis convaincu qu’ensemble nous atteindrons de nouveaux niveaux de développement. Le Maroc est un pays inspirant, qui prouve qu’avec une vision, une volonté forte et des ressources adéquates, l’émergence économique peut devenir une réalité».

Les domaines de coopération entre la BAD et le Maroc

La coopération entre la BAD et le Maroc ne se résume pas aux engagements financiers. Ainsi, le soutien apporté par la banque porte également sur le développement humain en mettant l’accent sur l’éducation et la sécurité sociale, en particulier l’élargissement de la couverture de l’assurance-maladie, qui a bénéficié à plus de 12 millions de Marocains. Autre domaine d’intervention de la banque, celui de l’industrie. Un secteur où le pays souhaite augmenter la part dans son PIB pour atteindre 23% à l’horizon 2020, et de créer 500.000 nouveaux emplois. «Cet effort visera principalement à renforcer l’intégration du Maroc dans les chaînes de valeur africaines et mondiales. Les projets destinés à la modernisation des routes, des ports, des chemins de fer et des aéroports – y compris l’aéroport de Marrakech Menara, dont la capacité est passée de 3 à 9 millions de passagers par an – ont également bénéficié d’un soutien important, de même que les grands projets d’infrastructure innovants, tels que le complexe d’énergie solaire Noor, qui devrait augmenter la capacité de production d’énergie solaire de 510 MW, permettra au Maroc d’atteindre son objectif de 52% de production d’énergie renouvelable d’ici 2040», ajoute le président de la BAD. Pour lui, le complexe Noor Ouarzazate à lui seul témoigne du savoir-faire marocain dans le secteur des énergies renouvelables ajoutant que c’est la preuve que l’Afrique peut réaliser de grands projets au niveau international.

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