S'est tenu à Cotonou, durant trois jours, la première évaluation annuelle du programme des Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (Taat) qui s'inscrit dans le cadre du programme "Nourrir l’Afrique" de la Banque africaine de développement (BAD).

Selon le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, le programme Taat devrait permettre de générer près de 120 millions de tonnes de production alimentaire supplémentaire et contribuer à sortir près de 130 millions d’Africains de la pauvreté d’ici à l’an 2025, rapporte La Nation du Bénin

Quelque 143 interventions technologiques sont déployées dans 27 pays dans les filières prioritaires tels que le riz, le manioc, la patate douce, le maïs, le mil, le sorgho, l’arachide, le bétail, le blé, le poisson, les haricots. Le programme devrait prendre également en compte le niébé, le soja, l’igname, le cacao, le café, la noix de cajou, l’huile de palme, l’horticulture, précise notre confrère.

L'objectif est d'augmenter la productivité agricole sur le continent afin de réduire les importations alimentaires, tout en augmentant les revenus des producteurs et créer des emplois.

La BAD investit $ 120 millions pour financer le programme Taat, son invetsissement global pour sa stratégie Nourrir l’Afrique étant de $ 24 milliards sur les dix prochaines années. En 2015, l’Afrique a importé pour $ 35 milliards de produits alimentaires, un facture qui atteindrait $ 110 milliards si rien n'est fait, a précisé le ministre Gaston Dossouhoui. 

Le programme Taat est coordonné par l'Institut international d'agriculture tropicale (Iita), avec des centres de recherche agricole nationaux, régionaux et internationaux.

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