Les marchés des pesticides ont connu une croissance rapide en Afrique de l’Ouest aux cours des 15 dernières années. Et ce plus rapidement que la capacité de surveillance réglementaire.

Ainsi, les pesticides frauduleux et illégaux ont commencé à polluer le marché africain. Un constat qui a fait réagir les acteurs qui se sont réunis à Dakar pour se pencher dans ce sens. Et c’est autour du thème « renforcer la gestion des pesticides par la mise en œuvre effective des réglementations qu’une rencontre a été organisée par Croplife Sénégal (industriels, distributeurs, représentants de firmes agro pharmaceutiques).

« Nous devons reconnaitre les difficultés rencontrées ces dernières années par rapport à la circulation des pesticides contrefaits et illégaux. Conscient de l’impact des pesticides frauduleux sur notre économie agricole en particulier et notre économie nationale en général, le gouvernement du Sénégal espère bénéficier de votre expertise dans la lutte contre ce fléau », a indiqué le directeur de cabinet du Ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural.

Ce dernier d’inviter Croplife Sénégal à augmenter son dynamisme pour accompagner le pays à servir de lien entre Croplife Afrique Moyen Orient et les services compétents du Ministère de l’agriculture.

 Il a, cependant, exhorté les participants à faire des recommandations réalistes qui puissent se traduire en actes concrets et crédibles pour redynamiser la filière des pesticides au Sénégal et dans la sous région.

Selon Ibrahima Dieye, président de Croplife Sénégal : « il faut actualiser tout ce qui été fait dans ce domaine notamment tout ce qui est homologation des produits sanitaires, et lutte contre les produits illégaux », puisqu’ au Sénégal, il y a des produits qui ne sont pas encore homologués

Une étude des huit marchés les plus importants de pesticide en Afrique de l’Ouest indique que les produits frauduleux représentent en moyenne 34% des ventes de pesticides dont 27% non autorisés et 7% contrefaits. Mais, précise M. Dieye, ces chiffres qui ont été avancés ne concernent pas le Sénégal. Néanmoins, il faut faire de sorte que les produits illégaux soient bannis du Sénégal mais aussi des autres pays de l’Afrique.

 

 

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