Niamey, la capitale nigérienne abrite depuis  vendredi, la 8e réunion du Comité de haut niveau sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle à laquelle prennent part les ministres en charge de l’Agriculture des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ainsi que les représentants des organisations internationales et régionales.

La rencontre a pour objectif de faire le point sur la mise en œuvre des précédentes recommandations tout en dégageant de nouvelles orientations, a fait savoir le président nigérien Mahamadou Issoufou, président du Comité.

Elle doit également s’attarder sur les questions liées à la transhumance, les préoccupations quant au faible niveau des échanges de produits agricoles entre les Etats membres, les problèmes liés à la gestion du foncier rural, et le financement du secteur agricole.

Le président Issoufou a en outre précisé que le défi sécuritaire, la persistance de poches déficitaires chroniques dans certains Etats, le bilan de la campagne agricole 2018-2019 et l’examen des prévisions météorologiques pour la campagne qui s’annonce, sont également à l’ordre du jour de la réunion qui doit formuler des recommandations pertinentes sur toutes ces questions,.

Pour le président nigérien, « assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans notre région est de toute évidence un défi de taille, en particulier dans le contexte actuel marqué par une insécurité civile, devenue aujourd’hui la première cause d’insécurité alimentaire ».

« Nos pays sont confrontés à une situation d’insécurité du fait des organisations terroristes et criminelles qui sèment terreur et désolation, avec pour conséquences des afflux de réfugiés et déplacés, ainsi que des entraves à la production et à la commercialisation », a-t-il fait remarquer.

Ces menaces, selon M. Issoufou, viennent amplifier les conséquences du changement climatique, contre lequel les pays de l’UEMOA se battent à travers la mise en œuvre de leurs contributions déterminées au niveau national.

Face à ces défis, il a exhorté la Commission de l’UEMOA et l’ensemble des organes et institutions de l’Union ainsi que les partenaires techniques, « à opter, en particulier dans les zones transfrontalières, pour des interventions communautaires multisectorielles autour du triptyque sécurité-assistance humanitaire-développement ».

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