C’est une vache qui vient de  la Suisse, mais qui peut s’adapter à plusieurs climats. La Montbéliarde est connue par sa capacité de vache robuste et résistante, ce qui fait tout son charme.  La tête blanche, le corps ponctué de grandes taches rouges acajou, cette race bovine est le résultat de croisement de plusieurs races surtout franc-comtoises et suisses,  et fut officiellement reconnue comme « race montbéliarde » en 1889 par le Ministre de l’agriculture en France.  Sa taille et son poids (1,46 m de hauteur au garrot et 700 kg pour les femelles et 160 à 170 cm pour 1 000 à 1 200 kg pour les mâles) lui confèrent ce pouvoir de rusticité et de longévité. Les conditions extrêmes n’ébranlent guère la Montbéliarde qui peut vivre jusqu’à  – 20°C en hiver à + 35°C en été. Autrement dit, une aubaine pour les éleveurs du monde entier qui ont la possibilité de pouvoir disposer de cette vache dans leur cheptel.

                          

La nature lui a donné une force, la vache Montbéliarde la transforme  à une capacité de production du lait riche en protéines qui peut atteindre plus de 7600 kg. Et les meilleurs peuvent dépasser 10 000 kg de lait par an sans que leur longévité ne soit menacée. La montbéliarde est la deuxième race laitière française derrière la prim’holstein. Entre 2000 et 2013, elle est passée de 13 à 17 % du cheptel laitier. En nombre, elle représente 670 000 animaux en production, 421 000 en contrôle laitier et 250 000 contrôlées sur les performances morphologiques. En France, son lait sert en général pour la fabrication des fromages de bonne qualité. Et depuis 1950, la Montbéliarde représente la majorité de la race bovine dans l’élevage du bovin dans ce pays.   Que ça soit en herbages naturels ou an agriculture biologique, la  Montbéliarde s’adapte non seulement dans l’alimentation mais aussi dans la valorisation de ces cultures.

D’où l’importance aujourd’hui d’exporter cette race au Sénégal afin de développer notre cheptel qui manque de diversification. Avec les industries du lait qui commencent à se développer dans ce pays, la Montbéliarde peut être la solution pour disposer du bon lait frais pour la production. Son acclimatation est facile, sa corpulence rigide la préserve des maladies. Même en zone montagneuse dont elle est originaire, la vache Montbéliarde s’adapte.

Au Sénégal, 90 % du lait vendu est importé sous forme de poudre malgré un cheptel qui avoisine plus de 3 000 000 de bovins. Manque de volonté politique, mais aussi absence de vaches qui disposent des capacités de productions laitières importantes. L’élevage de la vache Montbéliarde pourrait être une solution à ce problème avec une bonne  conformation à sa boucherie qui est loin de déplaire les inconditionnels de la belle viande.

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