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C’est autour du thème « Quelles stratégies pour l’éradication du vol du bétail pour une stabilité sociale et économique renforcée » que les acteurs de l’élevage et forces de sécurité tiennent à Dakar un atelier scientifique de deux jours. Le directeur de cabinet du ministère de tutelle, Cheikh Tidiane Diop, affirme que cela passe forcément par une vaste coalition antivol.
En prélude à la quatrième journée nationale de l’élevage qui sera célébrée le 23 décembre à Kolda, un atelier scientifique s’est tenu à Dakar. Le directeur de cabinet Cheikh Tidiane Diop, venu présider cette rencontre organisée du ministère de l’Elevage et des Productions animales (Mepa), a invité à la mise en place d’une vaste coalition pour lutter contre le vol de bétail. Cette alliance regroupera le gouvernement, les collectivités locales, les professionnels de l’élevage, les forces de sécurité, la justice, etc. En réalité, ce vol du bétail fait perdre à l’Etat du Sénégal plus de 2 milliards de FCfa. « La complexité des déterminants du fléau n’est plus à démontrer. Son éradication requiert la mobilisation de tous.
La criminalisation de ce vol, bien que nécessaire, ne suffira pas à son éradication, car ce fléau trouve ses racines dans la vulnérabilité du cheptel liée à l’absence d’identification et de recensement des animaux », a-t-il fait savoir. Il estime, par ailleurs, que cela rend difficile le contrôle des mouvements du cheptel et la traçabilité des produits d’élevage. «Au regard de la multiplicité et la diversité des facteurs explicatifs de la récurrence du phénomène », le directeur de Cabinet invite tous les acteurs à une « concertation régulière pour le suivi et l’évaluation des actions menées ou envisagées dans le cadre de la lutte ».
« Actuellement, on ne peut plus s’activer dans l’élevage à cause du vol du bétail qui peut causer la mort d’homme ; il représente une menace réelle. Il est aussi lié à la circulation des armes légères ; c’est une question de sécurité nationale », a-t-il déclaré, soulignant que le vol de bétail compromet la stabilité, l’équilibre social et le développement économique du Sénégal.
Il a ajouté que la révision du cadre législatif à travers la loi n°2017-22 du 22 mai 2017, modifiant la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal, constitue sans conteste, une des mesures phares faisant du vol du bétail l’infraction la plus sévèrement réprimée dans la catégorie des atteintes aux biens d’autrui.
Le président Harouna Gallo Bâ de l’Union nationale des organisations des éleveurs du Sénégal (Unoes) a loué la manière inclusive dont l’Etat combat ce fléau.
LeSoleil
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