La culture des fleurs se fait dans beaucoup de zones à Dakar. Elle est aujourd’hui devenue un gagne-pain  pour beaucoup de jeunes dans la capitale sénégalaise. Néanmoins, cela n’empêche pas à d’autres de s’y adonner par passion  mais aussi par amour pour les fleurs.

 

« Avoir du bonheur dépend de la terre » a déclaré Ousmane Séne, un floriculteur trouvé à Pikine technopole, avec un visage rempli de sueur. Vêtu d’un Lacoste bleu qu’il peine à assortir avec son pantalon, Ousmane Séne s’active dans son champ malgré la forte chaleur. Outil à sa main, il plante et déterre les fleurs qui sont pour lui un moyen de subvenir à ses besoins malgré les difficultés de ce travail. « Cela  fait plus de cinq ans que j’exerce ce métier et c’est grâce à mon grand frère que je suis devenu  un grand entrepreneur .Je n’envie pas les autres qui font le même métier et qui ont subi une formation en  floriculture » dit-il. Selon lui, il existe plusieurs types de fleurs telles que les rosiers, les lorriers, les fétiches entre autres .Ces dernières sont les plus commercialisées dans les champs de fleurs à Pikine technopole. « J’achète très souvent ici  beaucoup de fleurs pour décorer ma maison e sentir l’air pure qui se dégage » raconte la dame qui préfère garder son anonymat. Par contre, Ousmane a souligné que les floriculteurs sont confrontés à pas mal de problèmes comme la perte de la bonne quantité de leurs récoltes même s’ils utilisent des produits qui rendent plus fertiles leur terre. En plus, il ignore quelques mécanismes de ce métier qu’il a appris dans le tas. .Raison pour laquelle les pertes  de revenu sont très fréquentes pour lui. Il ajoute  également que les espaces de culture font défauts. Dans la mesure où ils reçoivent souvent l’ordre de quitter les lieux quand il y a nécessité  de construire une infrastructure publique, se désole-t-il.

Samba Diouf, un floriculteur rencontré dans l’un des champs  à Cambéréne embauche la même trompette. La floriculture permet à ce jeune, natif de Fatick de satisfaire ses besoins, surtout en période de fraîcheur où le commerce est plus juteux. Comme le corrobore  Aissatou, la quarantaine trouvée assise devant son domicile à Pikine. Selon elle, la plupart des chefs de foyer achète des fleurs durant les fêtes surtout de noël comme c’est le cas de son mari.

Le  métier de floriculture est de nos jours très prisé. Cela, grâce aux écoles de formation qui enseignent la culture des fleurs, des fruits et des légumes à l’image du Centre de Formation Professionnelle Horticole de Camberene à Dakar. Une aubaine pour les protégés des floriculteurs comme ceux de Samba Diouf. Et il n’hésite pas à dégager un « ouf de soulagement !» avant d’ajouter : « au moins mes enfants pourront intégrer ces écoles pour apporter plus d’innovation dans ce métier ».

La floriculture, au-delà des opportunités qu’ils offrent aux jeunes pour combler le fossé du chômage, est un moyen pour la société de préserver l’environnement contre le réchauffement climatique.

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