- Shares
- Tweets
Le Groupe de Dialogue social et politique (GDSP), a organisé hier un atelier de validation des propositions des organisations paysannes. Une occasion pour l’assistant au coordonnateur de la Cellule d’Appui technique du CNCR, El Hadji Thierno Cissé, de plaider pour le renforcement des mécanismes de gouvernance inclusive dans la gestion des programmes de développement agricole au Sénégal.
« Les principales préoccupations que nous avons recensées sont principalement d’abord dans la question de la gouvernance globale des investissements dans le secteur agricole. Les acteurs ont beaucoup insisté sur le besoin de renforcer les mécanismes de gouvernance inclusive qui permettent d’intégrer davantage le contrôle citoyen, mais permet aussi de valoriser les expériences et que les cadres qui sont présents quasiment sur tout le territoire national soient présidés par les gouvernements de manière beaucoup plus déconcentrée au niveau des préfectures et sous-préfectures. Nous encourageons une gouvernance inclusive, mais aussi une responsabilité partagée dans la gestion des programmes de développement agricole au Sénégal», a soutenu El Hadji Thierno Cissé. Selon lui, l’autre élément, c’est d’intégrer les acteurs de la société civile, en tout cas, les acteurs non étatiques au sens large, dans la mise en œuvre de ces programmes. « Car nous pensons que notre rôle ne doit pas se limiter seulement à contrôler l’action de l’Etat.
Dans les GDSP, nous avons des organisations paysannes, des organisations de la société civile qui ont de l’expérience de programme de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Et nous estimons que ces programmes ont donné des résultats intéressants qu’on doit capitaliser pour aussi passer à l’échelle en passant par les financements des pouvoirs publics, mais également des financements des partenaires de l’Etat », a-t-il souligné. Ainsi, le coordonnateur de noter que cette rencontre a été convoquée pour valider les propositions du groupe de dialogue qui est aussi dénommé GDSP, après tout un processus de consultation ayant permis de formuler des propositions venant des producteurs agricoles, notamment les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs, les exploitants forestières, mais également des acteurs de la société civile. « C’était tout un processus de concertation qui a démarré au niveau national par un atelier méthodologique pour définir la démarche de formulation de notre contribution et, par la suite, des ateliers ont été organisés et dans les 6 zones agro-écologiques, notamment la zone des Niayes, la zone sud pastorale, la Vallée du Fleuve Sénégal, le Bassin arachidier, la zone casamançaise et la zone Sénégal oriental », a-t-il fait savoir. Et rappelle que leur objectif est de consolider tous cela dans un document qui sera partagé avec le Ministère de l’Agriculture et le comité de pilotage du PNIASAN qui est présidé par le Premier ministre.
Cependant, il estime que la société civile a beaucoup de choses positives qui peuvent permettre de renforcer, d’accélérer l’atteinte des objectifs qui leurs sont fixées en termes d’investissement agricole et rural, dans la mise en œuvre du programme, que les responsabilités soient partagées. « Dans la plupart du temps, c’est le Ministre de l’Agriculture qui parle de partenariat, d’actionnariat dans le développement agricole. Nous estimons que les organisations paysannes peuvent, dans les objectifs qui sont déterminés par le gouvernement, prendre un soutien de l’Etat et une phase d’évaluation qui lui permettra de situer les responsabilités des uns et des autres », a laissé entendre M. Cissé.
Rewmi
- Shares
- Tweets