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Après l’arrêt de travail de plusieurs pères de familles suite à des compressions budgétaires de l’Etat Sénégalais, le rôle joué par les femmes a été déterminant pour assurer les besoins familiaux et sociaux. Leur marginalisation dans les programmes premiers de politiques gouvernementaux leur a aussi paradoxalement permis de s’impliquer, de se prendre en charge en s’organisant à travers des organisations et autres dans le secteur primaire de leur pays pour contrer la pauvreté.
La structure sociale des relations entre les sexes est un élément constitutif des systèmes agricoles existants à travers le monde et un facteur déterminant de la restructuration en cours du secteur agricole. Comme organisation collective en milieu rural, les coopératives, premiers instruments de politique sociale des colons, existent toujours. Alors que celles-ci n’étaient fréquentées que par les hommes, les femmes s’impliquent désormais dans les associations qui jouent une fonction sociale. C’est le cas dans plusieurs pays d’Afrique, où les groupements homogènes de femmes se cantonnent dans les activités presque exclusives dans l’agriculture. La proportion de femmes dans la production agricole et les activités après récolte varie entre 20 et 70% ; leur participation augmente dans de nombreux pays en développement comme le Sénégal, à la faveur notamment du développement de l’agriculture irriguée axée sur l’exportation, qui crée une demande grandissante de main-d’œuvre féminine hors la part de main-d’œuvre agricole assurée par les femmes est de 43%. Ces dernières, dans le secteur agricole, travaillent comme agricultrices indépendantes, comme travailleuses non rémunérées dans les exploitations familiales et comme travailleuses rétribuées ou non, dans d’autres exploitations ou entreprises agricoles. Elles produisent des cultures vivrières et des cultures de rapport et gèrent des opérations agricoles mixtes.
Il est aujourd’hui communément admis que les femmes sont les plus touchées par la crise économique que traversent les pays ces dernières décennies qui les plonge dans une pauvreté endémique et de ce fait, elles forment la majorité la plus vulnérable dans le monde. Ainsi sur les 550 millions de pauvres recensés de par le monde, les 330 millions soit 60% sont des femmes c’est pourquoi pour une perspective, il a fallu repenser le développement avec elles. Alors si les femmes n’ont pas réussi à atteindre le développement durable est-ce parce qu’elles n’ont pas de financement des bailleurs de fonds ou de l’aide gouvernemental dont elles ont besoin ?
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