Près d’une trentaine d’acteurs, notamment des agents de services d’encadrement agricole de l’Etat et d’ONG, ont démarré lundi, pour cinq jours, une formation portant sur l’approche “Services climatiques participatifs intégrés à l’agriculture” (PICSA).

L’approche PICSA, déjà expérimentée dans d’autres pays africains, préconise que soient livrées aux producteurs des données climatiques historiques sur leur terroir, sur des dizaines d’années et bien avant le démarrage de la campagne agricole, pour leur permettre de prendre les décisions qui s’imposent.

Ainsi pourront-ils faire un choix judicieux des variétés culturales et choisir le moment le plus indiqué pour les semis, l’épandage, etc., a expliqué Issa Ouédraogo, coordinateur du projet Services d’information climatique pour accroître la résilience et la productivité au Sénégal (CINSERE, en anglais).

PICSA vient en complément de l’approche consistant à mettre à la disposition des producteurs des informations climatiques, juste avant l’hivernage, a expliqué Djibril Dayamba, expert au Centre mondial pour l’agroforesterie (ICRAF), un des formateurs.

Cette formation s’inspirant de l’approche PICSA, est destinée aux services techniques ainsi qu’à d’autres ONG intervenant dans le développement rural. Elle est Inscrite dans le cadre du projet CINSERE, financé par l’USAID.

Il cherche à renforcer les capacités au niveau national pour la production, la diffusion et l’utilisation des informations climatiques, en vue d’accroître la résilience et la productivité des agriculteurs au Sénégal.

La formation des services techniques intervient suite à celles que le projet dispensait aux producteurs avant l’hivernage, afin de les aider à mieux utiliser l’information climatique.

 

 

APS

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