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L’espèce Ladoum est confrontée depuis ces derniers temps à une maladie qui ne laisse aucune chance aux bêtes malades. Selon les éleveurs interrogés, l’origine de la maladie reste mystérieuse. Même si les services du ministère de l’élevage et des productions animales, parlent de la fièvre aphteuse. |
Une épidémie dont l’origine est jusque-là inconnue est en train de décimer le cheptel local en particulier, les moutons «Ladoum» dans les différentes bergeries de la région de Dakar et environs, nous dit une source qui s’active dans le domaine. Pis, ajoute notre interlocuteur, plus d’une centaine de sujets dont certains champions très connus dans le milieu des éleveurs de «ladoum» sont morts en l’espace de quelques. Cette déclaration est confortée par Macoumba, un éleveur de la commune de Bargny.
Dans sa bergerie, il avoue avoir perdu plus quarantaine de tête. «On a perdu 43 têtes dont 26 agneaux, 11 femelles et 6 males», confie-t-il. Ces morts sont à l’origine d’une perte de gain considérable dans la mesure où dit-il, «ils ont pu acquérir les males moyennant une somme qui varie entre 7 et 11 millions. Mieux, l’agneau de cette espèce est vendu à 1,5 million. Ce qui est désolant est dit-il, jusqu’à présent, l’origine et la nature de la maladie ne sont pas connues malgré les différentes analyses qui ont été faites. Ses bêtes font parties des premières victimes de la maladie. Et dit-il, il a perdu une dizaine de petits ruminants en 10 jours. Les signes de la maladie sont une douleur au niveau des pieds pour les femelles et des brûlures aux ongles. Selon Macoumba, la maladie cause aussi un avortement chez les femelles enceintes. La maladie dont il trouve «qu’elle tue très rapidement les bêtes après une attaque», a causé la mort des plus grands géniteurs de la filière. Djiby Gueye est lui aussi un éleveur qui tient sa bergerie dans le département de Rufisque. Il a perdu 10 têtes dont 6 agneaux. Dans sa bergerie l’impact de la maladie est beaucoup plus ressenti chez les femelles. Pour la dizaine de bêtes perdue, le manque à gagner s’évalue à plusieurs millions car avance-t-il, les agneaux s’échangent entre 1,200 million et 1,500 million. Comme ses collègues, il n’est pas jusqu’à présent édifié sur la nature de la maladie. Des prélèvements ont été faits sans que les résultats ne soient connus dit-il. DEMENTI D’UNE MALADIE MYSTERIEUSE CHEZ LE CHEPTEL Les services de l’élevage parlent de la fièvre aphteuse Le docteur vétérinaire, à la direction des services vétérinaires, Adji Maréme Gaye, trouve qu’aucune autre maladie n’est présente au Sénégal à part la fièvre aphteuse. «C’est la fièvre aphteuse. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’autre chose. Depuis deux mois, on ne peut pas ignorer ce qui se passe alors que nos services sont sur place. Quand il y’a des suspicions au niveau des prélèvements et nous les envoient. Je ne pense pas que ça soit quelques chose d’avérer», dit-elle. Mieux, elle soutient que si les éleveurs parlent d’épidémie, ils ne peuvent pas faire référence qu’à cette maladie de la fièvre aphteuse. Aussi pour attester de la véracité de la maladie, il faudrait que les personnes touchées expliquent les symptômes de la maladie et s’ils ont sollicité les services vétérinaires du département concernés. S’agissant de la fièvre aphteuse, Adji Maréme Gaye, dira qu’elle est en train d’être maitrisée. «Les prélèvements que l’on recevait, il y’a de cela à peu prés d’un mois, ont beaucoup baissé cela veut dire que les mesures sanitaires qu’on avait prises et les médicaments pour renforcer la lutte, ont fait leurs effets. Cela m’étonnerait que cela soit autre chose que la fièvre aphteuse» |
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